L’UNPCA salue la constitutionnalisation de la protection des consommateurs algériens – «C'est un acquis»

Le président de l’union nationale de la protection du consommateur algérien (UNPCA), M. Mahfoud Hazerli, a salué la constitutionnalisation de la loi 03/09 relative à la protection du consommateur algérien. «La loi 03/09 est désormais un processus de mise en place d’un cadre répressif, dans la nouvelle constitution, adoptée avant-hier par le parlement. C’est un acquis», a affirmé le président de l’union en question, tout en saluant cette initiative, qui selon lui, permettra de freiner plus sévèrement les dépassements commis à l’encontre du consommateur algérien. Ce dernier s’est félicité de l’introduction de l’article 37, relatif aux droits des consommateurs qui sont clairement garantis et qui stipule que «la loi protège les droits des consommateurs». S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue, hier matin, au Forum d’El Moudjahid, M. Harzeli a affirmé que le rôle assigné à son association est de sensibiliser, accompagner et défendre le consommateur algérien. L’UNPCA a, à la charge également, d’alerter les pouvoirs publics sur les dépassements commis contre les consommateurs. Aussi, l’UNPCA prévoit dans le cadre de son programme tracé en coordination avec le ministère du Commerce, des journées d’études et plusieurs caravanes de sensibilisation contre les intoxications alimentaires, le gaspillage et les accidents domestiques. En outre, M Mahfoud Hazerli a évoqué le problème lié à la traçabilité du produit. Il a, dans ce contexte, appelé à encourager la production nationale. Par ailleurs, quelque 200 plaintes liées notamment à l’achat de produits contrefaits, diffusion de publicités mensongères et non respect de délais de livraisons, ont été recensées par cette union. Le président de l’UNPC a relevé que «les consommateurs sont de plus en plus soucieux des prestations qui leur sont fournies et des produits qu’ils achètent. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à porter plainte, en faisant appel aux associations de protection des consommateurs pour les accompagner dans leur démarche». Concernant le contrôle des produits qui sont mis sur le marché informel, qui constitue l’une des tâches de cette union, M. Hazerli a indiqué que ce contrôle ne concerne pas seulement son association et le ministère de tutelle, mais ça concerne aussi les bureaux d’hygiène et les présidents des APC. Pour ce qui des ventes en soldes, le président de cette union fera savoir que ce n’est qu’une arnaque. «Ils sont en train d’arnaquer le consommateur algérien». Pour illustrer ses propos, il a expliqué que les soldes se font deux fois par ans durant la période allant du 16 janvier au 28 février de chaque année, et ce, pendant une durée de 15 jours. «Il faut qu’il y ait un contrôle de la part des directions du commerce», a-t-il recommandé. Abordant, en outre, le contrôle du commerce extérieur, le conférencier a fait savoir que chaque produit qui rentre en Algérie doit être contrôlé. Il a, à cet effet, appelé à ce que le laboratoire national d’essais soit opérationnel pour pouvoir contrôler tous les produits qui rentrent en Algérie. «Il faut que les pouvoirs publics nous aident dans le contrôle de ces produits», a-t-il lancé.

L. O. Challal