Cette deuxième faction nous a remis un document par le biais duquel les signataires (4) « dégagent toute responsabilité des dépassements du gestionnaire (le maire) et de ses membres du bureau exécutif ». Selon le document cosigné par les quatre protestataires (2 Islah, 1 Hamas et 1 Ahd 54), les élus FLN et RND « sont à l’origine de tous les maux qui ont conduit la commune vers une situation catastrophique ». Ils imputent à la « gestion individuelle et floue du maire concernant les affaires de la commune, le gel provoqué par le même élu, des travaux des commissions et le non-respect du calendrier des assemblées, conformément aux textes du code communal ». Ce qui, selon eux, aurait conduit à un retard flagrant dans le développement de la commune. Sur leur lancée, les élus opposants affirment que « les acquis du peuple, voitures de service et engins, biens de la commune, sont exploités abusivement pour des besoins personnels par les vices-présidents ». D’autre part, le représentant des quatre signataires, un des 2 élus Islah, nous fera savoir que « par le passé, le maire de Bouderbala, qui est à son deuxième mandat, a subi la colère des citoyens du village Arkoub, et ce en occupant et en fermant le siège de l’APC, pour un problème d’AEP (alimentation en eau potable) ». Selon ses dires, « une nouvelle conduite a été installée depuis longtemps, mais sans eau ». A cela s’ajoute le problème de réfection des routes communales, conçues depuis l’ère coloniale mais « qui sont en continuelle dégradation ». Il citera l’exemple du chemin communal Arkoub-Ouled Omar-Ouled Tatar « qu’on bitume à l’aide de seaux où l’on fait fondre le goudron et des branches d’arbre avec lesquelles on asperge les parties érodées ». A noter que le document en question a été adressé au premier magistrat de la wilaya et que les quatre membres élus sollicitent pour « l’ouverture d’une enquête globale depuis l’installation du maire à ce jour ».
B. Mechoub
