L’abattoir communal rouvert

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Les bouchers de la région d’Aïn El Hammam ont appris avec soulagement la réouverture, depuis une semaine, de l’abattoir communal qu’ils redécouvrent plus fonctionnel et plus propre qu’avant sa fermeture, il y a près de trois ans, pour travaux d’aménagements intérieurs et extérieurs. Cette ouverture ne manquera pas de soulager les concernés des déplacements fastidieux pour procéder à l’abattage de leurs bêtes dans les tueries situées dans les villes aussi éloignées que Tizi-Ouzou, afin d’assurer la disponibilité du produit. Une corvée dont ils se passent aisément dans les conditions actuelles. Les locaux bien que terminés depuis longtemps, ne pouvaient être mis à la disposition de leurs habituels occupants qu’une fois le réseau d’assainissement des lieux mené à terme. Ce qui a été réalisé il y a peu. Situé à quelques dizaines de mètres de l’enceinte du marché hebdomadaire, entre les étals des fruits et légumes, et l’aire de vente des bestiaux, l’abattoir communal a été fermé à plusieurs reprise par la commission d’hygiène qui avait signalé certaines anomalies pouvant entraver l’exercice de cette activité ou s’avérer dangereuses pour les consommateurs. Sur place, nous avons constaté que les travaux d’assainissement, objet de réserves de la part des services concernés, sont d’ores et déjà terminés. Après plusieurs mois de fermeture, les lieux devaient être livrés au mois de mai dernier, après la fin des travaux d’aménagement. Nous avons, à l’époque, visité l’intérieur où nous avons constaté une nette amélioration de l’hygiène et de l’espace qui devrait permettre l’abattage de plusieurs bêtes à la fois. Les murs sont tapissés de faïence alors que le sol est recouvert de carrelage antidérapant. Des matériaux obligatoires pour un endroit qui doit être constamment lavé à grande eau. Une grande citerne est d’ailleurs installée sur le toit pour parer aux éventuelles coupures du précieux liquide. Une impression d’espace et de propreté se dégage de la tuerie qui nécessite, tout de même, un entretien de tous les instants. Cependant, un aléa de dernière minute est venu contrecarrer l’ouverture dont on avait même fixé la date. Il est vrai que l’importance de l’évacuation des eaux usées, tout comme la construction d’un incinérateur de déchets provenant de l’abattage, n’est plus à démontrer. Les négliger serait mettre la santé du citoyen en danger. Durant toute la durée de la fermeture, les bouchers de la ville ne cessaient de se plaindre de cette situation qui les pénalise à plus d’un titre. Pour abattre leurs bêtes, ils sont contraints de se rendre dans les abattoirs des autres communes de la wilaya, particulièrement, celui de Tizi-Ouzou ville. Ils signalent «les désagréments et les pertes sèches que nous cause cette fermeture. Nous devons nous déplacer sur près de cinquante kilomètres. Ce qui nécessite un camion frigorifique que ne possèdent que quelques uns parmi nous. Les autres doivent payer les frais de transport et se déplacer de nuit pour pouvoir rentrer au petit matin».

A.O.T.

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