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Le FFS insiste sur le consensus national

Réuni en session ordinaire, avant-hier vendredi au siège national du parti, le conseil national du front des forces socialistes (FFS) insiste, une fois de plus, sur la nécessité de la construction d’un consensus national, tout en dénonçant la politique d’austérité et en réaffirmant son rejet de la révision de la Constitution.

Il s’agit de la première réunion en session ordinaire du conseil national (CN) du Front des forces socialistes (FFS) depuis la disparition de feu Hocine Aït Ahmed. Une occasion, donc, de mettre en avant les résolutions politiques du parti et d’insister sur les principes que ce dernier a fait sienne, à commencer par le projet du consensus national. Dans un communiqué rendu public par la direction du parti, hier, on réitère d’emblée la volonté du FFS de construire un consensus national étant «la seule solution en mesure de sortir le pays du statut quo». Dans le document résumant la réunion de vendredi, le conseil national du parti tente de faire le tour des questions d’actualité que vit le pays, notamment sur le plan politique avec la révision de la constitution dont le parti a, d’ailleurs, déjà exprimé le rejet. Pour le CN, «l’énième révision de la loi fondamentale n’est qu’une continuité du feuilleton de la violence constitutionnelle exercée contre le peuple algérien depuis 1963». Le FFS continue d’affirmer que ce même projet constitutionnel «ne reflétant pas le plus large consensus possible, est inéluctablement voué à l’échec et ne permettra nullement de répondre à la crise multidimensionnelle que vit notre pays». C’est, d’ailleurs, dans cette optique que le conseil national rappelle son projet de consensus national. Ceci, en affirmant que «seul un processus constituant permettra au peuple algérien de recouvrer sa souveraineté dans un cadre consensuel et pacifique pour l’avènement d’une deuxième république». Dans le même communiqué le CN parle de situation économique et sociale du pays. Une situation jugée «inquiétante» et en «dégradation» donnant lieu à «une précarité qui s’installe durablement et qui menace la cohésion sociale du pays». Le CN réaffirme, dans le même sillage, son rejet des politiques d’austérité qu’il dénonce, puisque d’après le conseil, cette même politique «frappe en premier les couches les plus défavorisées de la société». Par ailleurs, le conseil n’a pas omis de soulever d’autres questions qui marquent l’actualité régionale mais aussi internationale. Le parti d’Aït Ahmed déplore ainsi la poursuite des politiques de la guerre dans le monde, des positions qui ne font qu’aggraver la situation puisque «loin de lutter efficacement contre le terrorisme, elles aboutissent à la destruction des États et à des situations humanitaires catastrophiques», soutient-t-on dans le même communiqué rendu public, hier. Le FFS se dit privilégier les solutions politiques comme seule voie de règlement des conflits. Le plus vieux parti de l’opposition s’inquiète par la suite des conséquences que peut avoir une intervention militaire en Libye, et se dit convaincu que «seule la construction démocratique d’un Grand Maghreb est à même d’apporter à la région et à nos concitoyens la paix, la stabilité et le développement». D’autre part, et face à la «formidable» mobilisation populaire et nationale lors des funérailles d’Aït Ahmed, le FFS se félicite des valeurs qu’il a toujours défendues à savoir «l’unité nationale, la démocratie, la justice sociale et les droits de l’Homme».

Tassadit. Ch.

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