Draâ El-Mizan Il y a une semaine une des bêtes avait mordu plusieurs personnes – Lancement d’une large campagne d'abattage de chiens errants

C’est tout juste deux jours après qu’un chien eut mordu huit personnes en villes (dimanche et lundi de la semaine dernière) que le maire a signé un arrêté municipal. En effet, dans cet écrit placardé sur les murs de la ville, il a été demandé aux propriétaires de chiens de les tenir en laisse parce que du neuf février jusqu’au dix-sept mars, une campagne d’abattage de chiens est décidée par la cellule de crise et de les vacciner durant cette période. «Tous le chiens trouvés dehors à la tombée de nuit seront tués», nous confiera une source proche de cette opération. En effet, tout comme les précédentes campagnes, ce sont les chasseurs de la l’association des chasseurs « Ouarchen Djurdjura » qui s’en occupent. «Contrairement aux années précédentes lorsqu’on utilisait des appâts empoisonnés, depuis maintenant plus d’une année, leur abattage se fait avec des armes à feu d’autant plus que les chasseurs de cette association sont plus aguerris pour ce genre de tuerie», ajoutera la même source. Effectivement, tout le monde s’accorde à dire que tuer ces canidés de cette manière est plus efficace et moins dangereux. «Quand les chasseurs sortent, ils sillonnent toutes les cités, les quartiers et les lotissements, et ils ne ratent rien. Contrairement lorsque ce sont des appâts empoisonnés qui sont déposés uniquement dans les décharges. Avec cette méthode, la vigilance est de mise de peur que d’autres bêtes non concernées ne soient mortes», nous expliquera la même source. Aussi, depuis vendredi dernier, M. Mohamed Chergui, président de l’association des chasseurs et son groupe sont derrière ces bêtes errantes. Uniquement, pour la première opération, dix-huit chiens sont abattus du côté de Draâ El-Mizan et vingt autres à Tizi-Gheniff. Pour l’année 2015, le chef de service d’hygiène communal nous donnera le chiffre de plus de deux cents canidés tués durant toutes les opérations organisées à cet effet. Certes, l’APC consacre une enveloppe financière non négligeable pour la sécurité des citoyens, mais, force est de constater que le nombre de chiens réduit juste après chaque campagne d’abattage se prolifère quelques jours après. Là aussi, il faut chercher la cause du côté de ceux qui élèvent ces bêtes. Il faudrait infliger des contraventions à tous ceux qui ne prennent pas soins de ces animaux de compagnie. On ne peut éradiquer ce phénomène si, et seulement si, des mesures draconiennes sont prises à l’encontre des contrevenants.

Amar Ouramdane