Devenue impraticable pour les usagers – La route D’Ath Amer Oussaid en piteux état

Desservant trois villages sur plusieurs kilomètres, la voie d’accès reliant la route nationale numéro 71 à l’ensemble des villages formant les Ath Amer Oussaid, se trouve dans un état lamentable. Les automobilistes qui la fréquentent dénoncent le laisser aller de cette route dont la dégradation progressive a commencé avec l’arrivée des entreprises du gaz qui en avaient défoncé une grande partie. L’asphalte, rongé de part et d’autre, est réduit considérablement au point de réduire sa largeur au strict minimum. Soucieux de préserver leurs pneumatiques, les automobilistes ne le quittent qu’en cas de force majeure, risquant d’emboutir les usagers qu’ils croisent. Les nids-de-poule et les traversées de routes qui deviennent des fossés lors des chutes de pluies, sont légion. Par endroits, le bitume est dégradé entièrement sur plusieurs dizaines de mètres, comme c’est le cas au niveau du village de Tillilit. Même les accotements qui pourraient, éventuellement, aider les véhicules à éviter les crevasses, ont subi leur part de détérioration. Il ne reste, donc, aux conducteurs qu’à rouler à vitesse réduite pour épargner à leurs biens les dommages que pourraient leur causer le mauvais état de la chaussée. Les transporteurs de voyageurs et les chauffeurs de taxi ne cessent de dénoncer cette situation qui ne peut que s’empirer avec les pluies hivernales. Partant du principe que «les casseurs doivent être les payeurs», personne ne daigne réparer les dommages. Les responsables de ces désagréments que subissent les usagers ne sont pas près de terminer leurs travaux pour procéder à la remise en l’état. Appelée toujours «la piste», comme au temps de son ouverture par l’armée coloniale à la fin des années 1950, cette route menant aux villages d’Ighil Boghni, Tasga Melloul et Aourir, trois bourgs où réside une grande partie de la population d’Aïn El Hammam, est très fréquentée à longueur de journée. De nombreuses constructions ont vu le jour de part et d’autre de cette voie dont l’importance pour les habitants n’est plus à démontrer. Revêtue de goudron à plusieurs reprises, elle redevient vite ce «gruyère» qu’on lui connaît, pour cause de travaux, souvent bâclés. Cette fois, au moment où le bitume semblait durer, les entreprises d’alimentation de la région en gaz de ville surviennent pour la défoncer, sans égard aux nombreux automobilistes qui y circulent. Les fossés, creusés à même l’asphalte pour enterrer les canalisations, sont d’une telle largeur que près de la moitié de la chaussée a été défoncée. Les responsables devraient penser à réparer, au moins, les endroits les plus touchés, en attendant de meilleurs jours.

A. O. T.