Il s’est spécialement déplacé de France pour participer à une action de solidarité au profit de la jeune lycéenne Lydia, en participant au gala organisé samedi dernier à Vouaklane, dans la commune de M’Chedallah.
Mourad Menhoudj, puisque de lui dont il s’agit, a été longtemps ovationné par la foule après son intervention sur scène. Il nous parlera, en marge de la cérémonie, de sa carrière professionnelle en tant que chanteur du genre sentimental. Un genre dont il est l’un des tous premiers dans la région à l’aborder, en chantant l’amour et la femme et libérant son côté sentimental dans son premier album de sept chansons. Il nous confiera avoir débuté sa carrière avec un produit instrumental (mélodie sans paroles) en 1991 dont nous citerons quelques titres, comme «Thekad si thala», «Wissen ma mazel lekhyal», ou encore «Emliyi amek ara kemttough». Un premier album de sept chansons sentimentales qu’il a réalisé à la faculté de Bouzaréah, où il fera sa licence en sociologie grâce au concours du parolier Arbane Omar, issu du même village que lui Ath Oualvane, dans la commune de Saharidj. Il récidiva en 2009 avec un autre album de huit chansons dans le même style sentimental, dont une spéciale fête titrée «Iyaw» qui fera fureur et acheva de l’imposer dans le domaine de la chanson. Mourad émigra en France en 1993 pour reprendre le chant, après avoir galéré plusieurs années comme tous les jeunes de son âge en produisant un troisième album de onze chansons où en plus du sentimental, consacra une bonne partie à l’exil. Un album en voie de finalisation dans le studio de Nabil Hemzaoui à Tizi-Ouzou et qui serait sur le marché au mois de septembre prochain. Notre interlocuteur nous apprendra que ce nouvel album est, en fait, une reprise de ses anciennes chansons qu’il a actualisé avec l’introduction de nouveaux instruments musicaux et de nouvelles techniques en acoustique qu’il a remis au goût de jour et celui de la nouvelle génération. Mourad s’est distingué dans la région de Rouen en France, après sa première apparition sur scène en compagnie d’Aït Menguellet en 1997. Depuis, il est sollicité pour animer des fêtes et des galas, notamment en région parisienne où il réside avec sa femme Halima, qui est maire adjointe à la mairie de Montreuil et fonctionnaire détachée à l’assemblée nationale auprès de la commission écologique. Mourad a été pris d’une forte émotion durant le gala de solidarité avec Lydia Tamourt devant une implication sans réserve de la population qui a engagé une course contre la montre, pour réunir les fonds nécessaires et sauver cette adolescente qui se bat contre la mort. Il s’engagea de son côté à répondre présent à chaque fois qu’il est sollicité par ses concitoyens pour ce genre d’action de solidarité à caractère humanitaire.
Oulaid Soualah

