Chemini face au sempiternel problème de gaz

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Dans la nuit de lundi à mardi derniers, de fortes chutes de neige ont affecté les hauteurs de la vallée de la Soummam, notamment le versant sud. La montagne de l’Akfadou a arboré son plus beau manteau blanc, couvant ainsi la majeure partie des bourgades agrafées à son piémont. Un froid mordant pince les plus téméraires osant sortir hors de leurs maisons. La circulation automobile a été légèrement perturbée, dans la matinée d’hier, d’autant plus que les villageois ne s’attendaient pas à voir la poudreuse refaire surface. Situés sur les hauteurs de l’Akfadou, nombreux sont les villages de la daïra de Chemini qui sont souvent confrontés aux aléas climatiques, notamment en période hivernale, où dame nature arbore un tissu blanc qui ne fait pas que des heureux. Les quatre communes de ladite daïra (Chemini, Souk-Oufella, Tibane et Akfadou) sont souvent confrontées au sempiternel problème du gaz, dont les travaux de raccordement n’ont pas encore atteint son rythme de croisière. De crainte de voir le scénario catastrophique de 2012 se réitérer, où toute la région était réduite à l’enclavement total suite aux chutes de neige record, les villageois ont pris leurs précautions pour se prémunir contre d’éventuelles disettes de denrées alimentaires. C’est dans ce contexte qu’elles se sont rabattues sur les bonbonnes de gaz butane, en sus, le gaz de ville tarde à voir le jour. Le calvaire qu’a vécu la population locale en hiver 2012 est ancré dans les esprits, car l’énergie électrique s’est fait désirer après plus de trois jours, et où la bouteille de gaz butane fut cédée à plus de 1000 dinars. C’est le scénario que redoutent le plus les ménages, ne sachant à quel saint se vouer dans de pareil cas. Les bonbonnes de gaz ont eu, elles aussi, leur ruée, car la municipalité ne dispose pas de gaz de ville. La nécessité d’être raccordé à cette énergie est une condition sine qua non pour alléger les affres d’une population locale en détresse. Pluie, grêle et même de la neige étaient au rendez-vous sur les régions culminantes à plus de 800 m d’altitude. Tombées durant un laps de temps, les mechtas se sont levées avec au menu de la pluie et de la ne

Bachir Djaider

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