Iferhounène Ne disposant pas d’autorisations d’exploitation – Des cybercafés contraints de baisser rideaux

La plupart des exploitants des cybercafés ayant pignon sur rue au chef-lieu de la commune d’Iferhounène et ne disposant pas d’autorisations d’exploitation et autres documents autorisant cette activité, notamment le certificat de conformité, ont baissé les rideaux de leurs locaux ces derniers jours, et ce, suite au contrôle périodique effectué par les services de la sûreté urbaine de la daïra, à travers les commerces de la ville.

A cet effet, des procès verbaux ont été établis à l’encontre de ces derniers par les mêmes services qui les ont sommés de se conformer à la loi, au risque de se soumettre à d’autres mesures plus restrictives, à savoir le retrait du registre de commerce ou la mise sous scellé du local par le procureur de la république. Cependant, certains gérants de ces commerces nous ont déclaré «qu’ils ont des registres de commerce et qu’ils payaient leurs impôts et l’assurance depuis le début de leur activité en 2002. Ils ont expliqué qu’ils n’étaient pas concernés par le certificat de conformité étant donné que cette réglementation ne s’applique que sur ceux qui ont ouvert en 2006, année de la promulgation de cette loi régissant l’exploitation des commerces. «À Iferhounène, la plupart des commerçants ont loué leurs locaux et ne possèdent pas un certificat d’exploitation», nous dira un des exploitants de ces cybercafés. Et de s’interroger : «Pourquoi cette campagne est orchestrée uniquement contre nous ?». Suite à ces baisses de rideaux, ce sont les citoyens de toute la daïra d’Iferhounène avec ses trois communes qui sont ainsi pénalisés, eux qui ne disposent ni de la 4G LTE ni encore moins de la fibre optique. Les élèves scolarisés, notamment ceux des classes d’examens, auront désormais beaucoup de mal à réviser et réaliser les travaux et autres exposés demandés par leurs professeurs. «De nos jours, tout passe par internet, allant du retrait de divers documents pour le passage des examens et concours, demandes de bourses d’études à l’étrangers, jusqu’à la recherche de documentation, les rendez-vous hospitaliers et tant d’autres. Nous nous sentons vraiment pénalisés par ces fermetures qui nous compliqueront davantage la vie», nous diront des jeunes que nous avons abordés à ce sujet.

A. M.