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Le wali au secours des adjoints de l’éducation

Le wali de Béjaïa, Ouled Salah Zitouni, n’a pas fait dans le détail pour amorcer une entrevue qui n’a duré que quelques minutes avec le directeur de l’éducation fraîchement installé à la tète du secteur.

Ayant écouté les doléances des protestataires, il a donné un ultimatum d’une semaine aux responsables pour assainir la situation. En effet, en organisant, avant-hier, une marche pacifique depuis l’esplanade de la nouvelle bâtisse de la direction de tutelle ponctuée par un rassemblement devant le siège de la wilaya, les adjoints de l’éducation venus des quatre coins de la wilaya de Béjaïa, bravant une journée d’intempéries des plus sévères, (neiges, froid, pluies diluviennes, routes coupées…), sont encore une fois montés au créneau pour crier haut et fort leur ras-le-bol suite à la bureaucratie qui continue de gangrener les services de la direction. Ils revendiquent la régularisation de leur situation professionnelle contenant la délivrance des attestations de succès, les décisions de superviseurs de l’éducation, les rappels et l’alignement des salaires dans le nouveau grade. «Après un combat sans merci avec les pouvoirs publics pour faire valoir nos droits, voila que contrairement aux autres wilaya du pays, notre direction brille encore une fois par sa nonchalance et affiche ouvertement sa ségrégation en marginalisant notre corporation», réplique Mohamed Wadah, coordinateur national des adjoints de l’éducation qui a salué d’emblée, la position et la fluidité dans la réaction du premier magistrat de la wilaya qui a écouté analysé et enclenché le compte à rebours pour la prise en charge des problèmes soulevés dans un délais ne dépassant pas les huit jours. «L’engagement sans détour du wali laisse planer un climat de justice et de sérénité inégalable», enchaîne l’orateur. Qui sont vraiment ces responsables de la direction de l’éducation de la wilaya de Béjaïa qui tentent, à chaque fois, de gagner du temps dans ce feuilleton qui n’a que trop duré ? À qui profitent l’incompétence et la non-prise en considération des doléances des fonctionnaires ? Quand est ce que ces responsables, chauffés dans leurs bureaux, sauront réellement leur fonction administrative et se rappelleront qu’ils sont exclusivement au service de ces humbles fonctionnaires exposés à la chaleur et au froid pour encadrer les élèves sur le terrain ? Pourquoi quand il s’agit des adjoints de l’éducation, c’est le clin d’œil et la fuite en avant ? Une armada de questions que nous avons recueillie auprès de ces éducateurs qui se sentent bernés à la fin de leur carrière après plus de trente ans de sacrifices au service des enfants ; ils menacent toutefois de battre le pavé pour se faire entendre, redorer le blason de la corporation et surtout assainir la direction de tous les responsables promus …en passe-temps dans leurs postes avec des primes pour le simple soucis de se gonfler la paie de la fin du mois. L’épilogue de ce feuilleton né de la gestion de l’ex-directeur désigné à la tète du secteur de la capitale des Aurès, Batna, risque de tarder et les responsables du pourrissement prémédité risquent de laisser des plumes.

Rabah Zerrouk

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