Cap sur la vulgarisation des programmes de la deuxième génération

Partager

Depuis la reprise des cours au début du mois de janvier dernier, un cycle de formation sur les programmes de la deuxième génération a été enclenché par les inspecteurs pédagogiques des cycles moyen et primaire. Ainsi, des rencontres cycliques ont été programmées à l’effet de transmettre aux enseignants le contenu de ces programmes ainsi que les changements qui ont intervenus lors de leur réécriture par la commission nationale des programmes (CNP). En sus des exposés, des travaux d’ateliers ont été au menu de ces journées de formation pour qu’à la prochaine rentrée scolaire, l’enseignant aura été au fait du programme dont il a la charge. Une démarche saluée par beaucoup d’intervenants qui ont l’habitude, dans le passé de découvrir les changements opérés dans les programmes en même temps que leurs apprenants. Ce changement qui vise la première année moyenne et les première et deuxième années primaires, a apporté effectivement du nouveau dans les programmes et toutes les disciplines ont été réaménagées à cette occasion. Pour la langue amazighe, il a été fortement remarqué l’importance accordée aux valeurs dans l’enseignement de cette discipline. Dans la rédaction du préambule, la commission chargée de ce projet a mis l’accent sur la finalité de l’enseignement de cette langue qui se veut être indissociable des finalités d’ensemble du système éducatif national et qui contribue à la formation intellectuelle des apprenants pour les doter d’une capacité de raisonnement et du sens critique, la facilitation de leur insertion dans la vie sociale et professionnelle, l’acquisition d’un outil de communication pour leur permettre de s’ouvrir sur leur environnement et d’accéder à leur patrimoine culturel et enfin l’ouverture sur le monde en vue de réduire les cloisonnements entre les cultures et d’acquérir des attitudes de tolérance et de paix. Aussi, dans cette nouvelle mouture, une importance est accordée à la réalité du terrain qui se caractérise par une hétérogénéité du public composé d’apprenants amazighophones et non amazighophones. Pour ces derniers, des propositions de production, que ce soit à l’oral ou à l’écrit, ont été avancées par les concepteurs du programme dont la faisabilité parait facile à s’effectuer.

S. M.

Partager