les conditions d’hygiène bafouées

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Le marché hebdomadaire de M'Chedallah qui se tient chaque mardi enregistre, à chaque fois, d'innombrables entorses aux règles d'hygiène les plus élémentaires.

Pire encore, cela s’est ancré dans les mœurs de quelques marchands ambulants qui ne se soucient guère de l’hygiène, et encore moins de la santé des consommateurs. Le plus important pour eux, c’est de gagner le plus d’argent au détriment de tout ! Les reproches vont directement vers certains commerçants qui vendent les denrées alimentaires périssables, lesquels, par négligence ou méconnaissance, les étalent à l’air libre, alors que le règlement stipule, en substance, que les produits alimentaires sensibles aux températures et aux agents pollueurs doivent être mis dans des endroits frais et hermétiques, chose qui n’est malheureusement pas respectée par ces vendeurs. Mardi dernier, il nous a été donné de constater, et ce pour la énième fois, ces manquements graves et dangereux aux recommandations hygiéniques dans plusieurs étals des produits carnés. Pour commencer, un volailler n’a pas trouvé mieux que d’écouler des poulets éventrés et leurs viscères en plein air. Le hic, c’est que des dizaines d’acheteurs se sont agglutinés devant son étal, pour acheter de grandes quantités de cette viande louche (pour eux ils ont fait l’affaire!) car les prix étaient très bas: 150 da/kg le poulet et 60 da/kg les abats! C’est dire que les clients ne se souciaient aucunement de l’hygiène et de l’origine de cette viande non-réfrigérée en plus, du moment que son prix était bas par rapport à d’autres commerces. La viande rouge n’était pas en reste, puisque celle-ci était vendue, également, à l’air libre dans ce marché. Les bouchers, après s’être conformés aux injonctions des contrôleurs par le passé à présent, il semblerait qu’ils ont retrouvé leur latitude en reprenant du poil de la bête, et en frappant contre le mur les conditions d’hygiène qui régissent principalement leur activité.

Des fromages de piètre qualité écoulés dans une totale l’impunité

En effet, il n’y a pas si longtemps, les bouchers officiant dans ce marché mettaient la viande dans des présentoirs, alimentés avec de petits groupes électrogènes pour assurer la pérennité de la chaîne de froid. Aujourd’hui, la négligence semble « réinvestir » les lieux, et la viande a repris sa place « au soleil » en étant exposée à l’air libre, sous une température de 22 ou 23 degrés, car il faisait très doux en cette journée de mardi dernier. Alors que les produits carnés doivent être mis dans une température ambiante ne dépassant pas les 6 degrés, et ce, afin de leur éviter toute avarie. Et pour terminer cette « série hitchcockienne », la sardine, cette viande blanche très prisée par les ménages, était à son tour vendue à l’air libre dans des caisses, le moins que l’on puisse dire, infectes. À 200 da/kg, il y avait des preneurs, lesquels ne se posaient pas trop de questions sur les conditions de commercialisation de cette denrée très sensible à la chaleur! Sur la même lancée, nous avons eu le déplaisir de constater aussi la vente de fromages de piètre qualité et à des prix très bas. Ces fromages d’origine douteuse, sont écoulés dans ce même marché en toute impunité alors qu’ils sont de qualité vraiment très médiocre, avec « en prime » un goût qui ressemble à tout sauf au fromage! Ce qui représente un danger éminent pour la santé des consommateurs, qui, eux, ne cherchent que les prix qui les arrangent, et ce, au détriment de la qualité ! En conséquence, n’est-il pas temps que les contrôleurs des prix et de la qualité interviennent dans ce marché pour voir de plus près ce qui se vend comme produits, à la fois, douteux et dangereux pour les consommateurs ?

Y. Samir

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