Selon les chiffres officiels, un budget de 3 milliards et 900 millions de centimes aurait été octroyé en 2004 pour la réhabilitation du CW42 qui relie le village de Béni Mansour à celui d’Aftis, 14 km à l’est. Toujours selon les officiels, 3 milliards étaient, à l’époque, destinés au bitumage et les 900 millions aux ouvrages d’art. Cette importante route qui relie en réalité plusieurs wilayas du Centre et de l’Est du pays à la capitale des Hammadites est hautement convoitée pour ses industries agroalimentaires et ses activités portuaires. Celle-ci se trouve, à présent, impraticable et en proie à une légion de nids-de-poule. Cette voie, réhabilitée partiellement, il y a 2 ans, dans un contexte de vive protestation citoyenne est, malgré les moyens financiers consentis par l’Etat, en proie à un état de délabrement jamais atteint. Cette situation, peu reluisante dans laquelle se trouve cette route, vaut à la commune de Boudjellil de subir indéfiniment les malheurs du sous-développement auquel elle est cruellement confrontée depuis l’indépendance du pays, estiment les autorités locales. La vox populi trouve que les travaux de goudronnage effectués à l’époque, dans un contexte de pression populaire sur les pouvoirs publics, ont brillé par leur caractère expéditif. Pour le P/APC, interrogé à ce sujet, le CW 42 A, est soumis du fait de l’important trafic des poids lourds qu’il connaît depuis sa réhabilitation, à une dégradation sans précédent. Pour lui, cette voie non élargie et réhabilitée par petits segments reste impraticable. « Laisser cette voie dans ce délabrement expose durablement ma commune à un perpétuel isolement », se plaint l’édile municipal, M. Benamar Mohand.
Z. F.