Devant les nombreux cas de rage enregistrés aux quatre coins du pays, les services sanitaires de la commune d’Aïn El Hammam mènent une action préventive en direction des citoyens qu’ils exhortent à observer une conduite à même d’éviter de contracter la maladie. Des affiches sont, dans ce sens, placardées sur les murs de la ville pour expliquer comment se transmet la rage et quelles précautions prendre suite à un contact avec un animal (chien ou chat) enragé. «Par mesure de prévention, le sujet griffé ou mordu par un animal, malade ou sain, doit d’abord désinfecter la plaie à l’alcool ou à l’eau javellisée et la couvrir d’un linge propre avant de se rapprocher d’une structure de santé pour bénéficier de la vaccination antirabique ainsi que des soins appropriés. Quant à la vaccination des animaux domestiques, il faut reconnaître que peu de citoyens se hâtent d’emmener leurs chiens et chats chez le vétérinaire. En général, on ne vaccine que les chiens de race et rarement des chats qui, également, peuvent transmettre le virus à l’homme, surtout aux enfants dont il est souvent le compagnon de tous les jours. Quant aux autres, appelés communément des «chiens bâtards», personne n’en a cure alors qu’ils hantent les rues des villages et les champs. Ceux là font partie des animaux à risque que les campagnes d’abattage peuvent éliminer. Ce manque d’empressement de nos concitoyens est justifié plus par des raisons d’éloignement de la ville que par le coût de la «piqure» chez les vétérinaires privés. «Comment trainer un chien sur quatre ou cinq kilomètres à pied si on ne possède pas son propre véhicule ? Les transporteurs de voyageurs n’acceptent pas d’animaux dans leurs fourgons», explique un villageois qui ne sait comment déplacer ses chiens et chats qui «n’ont jamais été vaccinés». Si des opérations de vaccination du cheptel ovin et bovin sont menées régulièrement par les services de l’agriculture, les autres animaux, en revanche, attirent moins l’attention. Des campagnes de vaccination similaires et des sorties dans les villages doivent être initiées pour protéger tous les animaux de compagnie, quitte à faire payer leurs propriétaires.
A. O. T.
