Les travailleurs de l’éducation de la wilaya de Béjaïa affiliés les uns au syndicat SNCCOPEN (syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale), les autres au syndicat CNAPESTE (conseil national autonome du personnel du secteur ternaire de l’éducation), se sont donnés rendez-vous dans la matinée d’hier devant le nouveau siège de la direction de l’éducation de la wilaya de Béjaïa pour organiser un grand rassemblement et exprimer haut et fort leurs revendications socioprofessionnelles respectives. Pour les travailleurs syndiqués au CNAPESTE qui englobe, pour rappel, des enseignants des trois paliers de l’éducation, la revendication principale est relative au dossier des promotions, des intégrations et des avancements qui n’ont pas abouti dans les délais convenus entre le syndicat et la direction de l’éducation, lit-on dans le communiqué du 25 février 2016, diffusé lors du rassemblement. Cette action de protestation, déclare Slimane Zenati, coordinateur du bureau de wilaya du CNAPESTE, a été décidée par le conseil de wilaya du 25 février. Elle a pour but d’interpeller les responsables de l’éducation à tous les niveaux pour la prise en charge effective des revendications des enseignants, comme, entre autres, les avancements et les intégrations des contractuels, qui ne sont pas satisfaites, depuis la rentrée scolaire à ce jour. Les autres points noirs qui créent le mécontentement chez les enseignants, selon le coordinateur du CNAPESTE, sont la mauvaise gestion des établissements, le manque d’infrastructures scolaire pour mener à bien notre mission d’éducation et formation et l’insuffisance de coordination des services de la direction de l’Education. En ce qui concerne la frange des corps communs et des ouvriers professionnels qui sont affiliés au SNCCOPEN, c’est l’injustice sociale, et la mauvaise foi des responsables de la direction de l’éducation qui ne se soucie guère des problèmes qu’ils rencontrent quotidiennement, qu’ils ne peuvent plus supporter. En gros, c’est ce qui a le plus motivé leur action de protestation d’une journée de grève suivie d’un sit-in devant le nouveau siège de la direction de l’éducation. Belkacem Houcine, président du bureau du SNCCOPEN de Béjaïa, souligne que cette action a été décidée lors de la réunion du 22 février 2016 du conseil de wilaya des corps communs et des ouvriers professionnels, à l’effet d’interpeller les responsables de l’éducation pour qu’ils apportent des solutions à leurs problèmes. Une plateforme de revendications, soulignant 14 points, a été dressée et distribuée lors du rassemblement. Les revendications essentielles, selon leur classement dans le communiqué du 22 févier 2016, sont la gestion transparente des œuvres sociales de l’éducation où les corps communs et les ouvriers professionnels se sentent lésés dans l’octroi des emprunts et les listes d’aptitudes où les syndicalistes constatent le refus de visa du contrôle financier pour cinq promotions pour des travailleurs qui ont bénéficié de leur intégration en 2008. Le troisième point inscrit dans la plateforme de revendications a trait à la formation des corps communs et des ouvriers professionnels. Quant aux quatrième point, il en rapport avec l’intégration des ouvriers professionnels qui exercent après septembre 2006.
B. Mouhoub
