S’il y a une journée qui rend hommage à la femme par excellence, ce serait bel et bien le 8 mars. Une date qui en dit long sur le combat qu’ont mené et mènent jusqu’à aujourd’hui toutes les femmes du monde pour s’en défaire du joug des potentats. Pour ce faire, cette journée fatidique est célébrée de par le monde, et l’Algérie n’est pas en reste. À travers de nombreuses localités, la femme est mise à l’honneur, «l’espace d’une journée». La Journée internationale de la femme a été cette année, copieusement célébrée par les mouvements associatifs activant dans la vallée de la Soummam. L’association socioculturelle Taourirt, en collaboration avec l’APC d’Akfaou, ont concocté un riche programme à cette occasion avec au menu une exposition de robes kabyles et de gâteaux traditionnels, une conférence, de la poésie, du théâtre, du chant et une chorale… la maison de jeune de la commune éponyme a abrité ces activités en la journée du samedi 5 mars, et ce, en présence des villageois venus des quatre coins de la commune. À une quinzaine de kilomètres plus loin, l’association Azal Umaadhar de Sidi-Aïch a retroussé les manches pour célébrer, comme il se doit, la journée mondiale de la femme. Un programme riche et varié est concocté par les soins des membres de ladite association pour exécuter un chapelet d’activités qui s’est étalé du 6 au 8 mars 2016. La bibliothèque municipale a accueilli une exposition d’habits, de produits de terroir, d’objets traditionnels, des bijoux et des gâteaux. Parmi ces activités ayant drainé une foule nombreuse, on peut citer l’exposition d’objets traditionnels d’une rare beauté. Le dénommé Yahia Yaici a voulu faire en profiter aux visiteurs de ce riche patrimoine et étaler de facto des objets rares que les présents se sont longuement attardés sur son stand. À une dizaine de kilomètres plus loin, la commune d’Ouzellaguen, la coopérative théâtrale de jeunes, en collaboration avec la maison de jeunes de ladite commune ont ficelé un généreux programme, et ce, du 5 au 8 mars. À la clé une exposition, concours de chant pour les fillettes de 6 à 12 ans ainsi qu’un concours de danse. Le défilé de mode était aussi au rendez-vous au même titre que le jeu de la tombola. Et pour détendre davantage l’atmosphère et égayer la gent féminine, venue en masse, les jeunes chanteurs, Baylache et Boubekeur ont interprété chacun plusieurs chansons de leurs répertoires. Nonobstant les pluies diluviennes qui se sont abattues toute l’après-midi, des femmes de tout âge, en sus, fonctionnaires ou femmes au foyer ont voulu vaille que vaille être présentes à cette fête qui leur est entièrement dédiée. «Cette journée symbolise le combat mené par la femme occidentale dans le seul objectif d’arracher sa liberté et s’émanciper en tant que femme au même titre que les hommes», nous dira, sans ambages, Nadia, cadre à l’administration. En substance, les fanfares et gerbes de fleurs accordées aux femmes en cette occasion ne doivent aucunement occulter la face cachée des souffrances et spleens qu’endurent ces femmes, malheureusement, souvent en silence. «Le respect passe inéluctablement par l’égalité homme-femme sans démagogie ni machisme, comme c’est souvent le cas», dixit notre interlocutrice.
Bachir Djaider
