Selon le P/APC de Seddouk, Mr. Djamel Tigrine, l’alimentation en eau potable pose des problèmes inextricables qu’il a essayé de résoudre avec tous les moyens, mais en vain.
La solution finale réside dans la concession de la régie des eaux pour l’Algérienne des eaux comme c’a été le cas dans beaucoup des communes de la wilaya de Béjaïa, d’après lui. Pour mieux comprendre le problème, et avoir plus d’informations nous l’avons sollicité: «Comme bon nombre des communes de la wilaya de Béjaïa, la nôtre a bénéficié dans le cadre de la distribution de l’eau du barrage Tichy Haf, d’un quota satisfaisant dont la mise en service a eu lieu exactement le 12 Janvier 2013. Il a été question que cette eau soit servie h/24 dans les foyers. J’avoue que nous étions vraiment heureux de la réception de ce précieux liquide. D’ailleurs, durant l’été 2013, l’eau était servie à gogo dans les foyers et la population a été satisfaite. Cette jubilation n’a duré qu’un été du fait qu’en 2014 et 2015, notre débit a été réduit de presque la moitié et rebonjour les pénuries. Cela n’a pas été sans conséquences, puisque durant ces deux étés, nous avons eu des problèmes incommensurables car nous étions forcés à distribuer l’eau, une journée sur deux. Pire que ça, au jour d’aujourd’hui, il y a des villages et quartiers de la ville qui ne reçoivent même pas l’eau et cela fait belle lurette. Pour y remédier à ce problème épineux qui relève d’un secteur névralgique, nous avons écrit à monsieur le wali, lui faisant part de ce que nous endurons suite à cette réduction sur notre quota, lequel a donné des instructions à la direction des ressources en eau pour nous rétablir dans notre droit. Force est de constater que le problème n’a pas été résolu à ce jour, c’est pourquoi je profite de cette occasion pour réitérer notre demande à Monsieur le wali afin qu’il intervienne de nouveau auprès de cet organisme pour qu’il nous attribue le quota initial et cela y va de l’intérêt de notre population qui a le droit d’avoir l’eau dans les foyers tous les jours», a-t-il dit. Et d’ajouter que la solution adéquate est le transfert de la gestion du service des eaux à l’ADE, soutenant que des démarches ont été faites dans ce sens à la wilaya. «Je signale que l’APC a fait une demande à monsieur le wali lui demandant de bien vouloir transférer la gestion de l’eau à l’Algérienne des eaux comme cela a été le cas dans beaucoup de communes de la wilaya», déclare notre interlocuteur. Ce manque drastique d’eau est perceptible dans la ville de Seddouk où au moins trois camions avec chacun deux citernes sur la benne sillonnent les quartiers. Chacun loue les vertus de son produit en mettant : «eau d’Akfadou», ou encore «eau d’achtoug». Deux montagnes regorgeant d’eau, séparées pas la vallée de la Soummam, situées face à face. Cette eau sortant directement des entrailles des rochers est vendue à 40 dinars le jerrican de 20 litres. Ces camions font aussi les villages où les ruraux qui ne manquent pas de sources naturelles inexploitées, achètent l’eau chez ces revendeurs. Ceux qui ont les moyens carrossables s’approvisionnent dans des sources situées à Seddouk oufella ou M’cisna. Durant la colonisation, la ville de Seddouk était alimentée en eau de la source d’El-manfouka située au village Seddouk Oufella, en piémont de la montagne d’Achtoug, qui était ramenée dans une conduite en fonte de diamètre 90 et qui coule en aspersion gravitaire. En plus des branchements dans les foyers, la ville est dotée de trois fontaines où l’eau coulait à flot. Le paradoxe aujourd’hui, cette eau ne suffit que pour le village Seddouk Oufella et les trois autres villages du douar d’Amdoun N’Seddouk ne bénéficient que du lest. Ils sont approvisionnés à partir du barrage de Tichy haft.
L. Beddar

