Le quartier des 60 logements sociaux de la localité de Raffour, à l’Est du chef-lieu de wilaya de Bouira, renoue avec les inondations des eaux usées, et ce, à cause de plusieurs avaries survenues sur le réseau d’assainissement, depuis le début de la semaine écoulée. Les appartements des résidents de cette cité sont, de nouveau, enveloppés dans d’insupportables odeurs que dégage le liquide noirâtre nauséabond, dans lequel ils pataugeant pour rentrer ou sortir de chez eux. Ces avaries sont survenues dans les cages d’escalier des rez-de-chaussée des blocs A01, E 03, et dans un garage utilisé par un grossiste. Cette lamentable situation, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, et qui a été dénoncée à plusieurs reprises dans ces mêmes colonnes, dure depuis presque une année. Ainsi, l’APC et l’OPGI se rejettent la balle et n’arrivent pas à coordonner leurs efforts, pour venir à bout de cette contrainte, due à la vétusté de l’ouvrage et du bâclage des travaux lors des nombreuses interventions de ces institutions. Devant cet état de fait, l’APC a fini par inscrire une opération de rénovation de l’ouvrage et l’aménagement de l’espace vert au profit de cette cité. Une opération qui a été retenue et approuvée lors de la dernière délibération de l’APC du mois de décembre 2104, mais elle a, malheureusement, été confiée à un opérateur incompétent, et les avaries ont repris de plus belles. L’équipe de l’ONA, qui s’est déplacée sur les lieux pour pallier au plus urgent en dégageant les tuyaux en PVC obstrués, à l’origine d’un refoulement du liquide puant vers les cages d’escalier, a eu toutes les peines du monde à repérer les avaries, sachant qu’une première opération de changement des buses usées par des longueurs de PVC a été conjointement menée par l’APC et l’OPGI. Malheureusement, le travail bâclé n’a pas tardé à démontrer ses limites. Pour preuve, la cité est de nouveau copieusement aspergée de liquide nauséabond et d’intenables puanteurs. Pis encore, lors des changements des matériaux opérés durant l’été passé l’on n’a pas encore procédé à la remise en l’état des lieux ; l’espace vert entre les quatre blocs résidentiels étant complètement défoncé ressemble à un champ de bataille, après que les longues tranchées ne soient comblées avec de la vulgaire terre qui, après tassements suite aux dernières pluies, ressemble à un authentique champ de bataille. Devant l’impuissance des agents de L’ONA à déboucher les réseaux des raccordement, l’OPGI s’est vue contrainte d’intervenir pour localiser les lieux obstrués, et son équipe travaille d’arrache pied, durant toute la semaine, sous une pluie battante, pour libérer les conduites d’égouts, dont certaines anciennes, en buses de ciment, qui nécessitent d’être renouvelées par des longueurs en PVC. Cette opération a été suivie par le responsable de l’agence locale de cette institution. D’après les résidents, une fillette de dix ans a été évacuée de nuit aux pavillons des urgences de l’hôpital de M’Chedallah, après avoir été prise d’une forte fièvre et d’hallucinations, car elle a pataugé dans ces eaux saumâtres et inhalé les odeurs nauséabondes. Elle a, d’ailleurs, été gardée plusieurs heures en observation. Cela en parallèle à d’autres dégradations du bâti et des installations intérieurs, notamment les niches des compteurs d’électricité aménagées à l’intérieur des cages d’escalier, dont les portières on été forcées, les câbles électriques se retrouvent du fait à la portée des enfants. Le responsable de l’OPGI nous apprendra qu’une opération de rénovation au profit de ce quartier est inscrite et retenue, notamment concernant les toitures en tuiles, qui ont subi de fortes dégradations d’où d’importantes infiltrations des eaux pluviales à l’intérieur des appartements des derniers étages. Reste à espérer que cette opération serait rapidement entreprise pour, d’abord, mettre fin aux dégradations galopantes, mais aussi écarter le danger des tuiles arrachées par le vent, dont celles de la première rangée au cinquième étage qui ne sont pas encore tombées et qui risquent d’être jetées à terre par les rafales de vent ; ce qui représente un sérieux danger pour les passants.
Soualah Oulaid
