Le projet de réalisation d’un marché couvert, prévu au chef-lieu communal de Chorfa à l’extrême Est de la wilaya de Bouira, se trouve toujours à la traîne. Les avis de consultation lancés par l’APC ont été tous infructueux. Et la situation demeure telle qu’elle est, au jour d’aujourd’hui. Le marché anarchique qui s’est établi au chef-lieu, depuis des années déjà de part et d’autre la RN15, est toujours-là avec ses inconvénients: des déchets laissés quotidiennement sur place par les marchands ambulants des fruits et légumes. Les trottoirs sont insalubres avec leurs amoncellements d’ordures constitués de restes de légumes et fruits avariés jetés sans aucun ménagement par ces marchands de primeurs qui ont pignon sur rue. Cette situation dure depuis des années, et cela enlaidit davantage cette localité qui n’a pas besoin que les visiteurs soient « accueillis » avec des baraques et des étals montés avec des objets hétéroclites ! Dans la foulée, les volaillers rajoutent, de leur part, à une situation déjà peu reluisante, en abattant et plumant sur les trottoirs les poulets, qu’ils mettent en vente dans des conditions d’hygiène lamentables. Sur les trottoirs longeant la RN15, où ils activent chaque jour, ils laissent, une fois le « camp » levé des mares de sang et des plumes de volailles abattues. Cela sans évoquer les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent. «L’emplacement de ce marché est loin d’être idoine. J’aurai tant aimé que les autorités érigent, dans les brefs délais, ce marché couvert pour y installer ces marchands. Nous avons tous beaucoup à y gagner…», préconise un habitant du chef-lieu. Par ailleurs, est-il judicieux de soulever cet autre problème de taille, qui concerne la perturbation du trafic routier, et des embouteillages, qui se créent au niveau de ce marché informel, car plusieurs automobilistes, pour les besoins d’emplettes, marquent des haltes, souvent longues, sur les abords de la RN15, ce qui rétrécit la chaussée et crée des bouchons. Autre point crucial, c’est l’évasion fiscale et le non-paiement des droits communaux, par ces marchands, ce qui n’arrange guère les affaires des commerçants et de la municipalité laquelle a besoin de recettes supplémentaires pour faire face aux différentes dépenses publiques!
Y. S.
