L’association nationale «El baraka» de soutien aux personnes handicapées à travers son bureau de wilaya sis au chef-lieu des Ouadhias, au sud de Tizi-Ouzou, n’est pas restée en marge à l’occasion de la Journée nationale des personnes à mobilité réduite. En effet, les membres de l’association ont organisé une rencontre au profit de cette frange de la société dans la Maison des jeunes sise au chef-lieu. En plus de dizaines d’handicapés venus des quatre coins de la wilaya de Tizi-Ouzou, entre autres Boghni, Bounouh, Ouacifs, Assi Youcef, Iboudrarène, il y a lieu de signaler la présence du P/APC des Ouadhias, de la Protection civile locale et de plusieurs invités de marque. Dans son allocution d’ouverture, M. Akir Youcef, maire des Ouadhias, a déclaré : «Nous tenons dans un premier temps à souhaiter bonne fête aux personnes en situation d’handicap et nous tenons à leur affirmer notre engagement et notre disponibilité à les soutenir et à les aider selon les moyens disponibles». Pour sa part, M. Menad Ahcène, président du bureau de wilaya, fera une lecture du rôle et des activités de son association et déplorera : «Notre association essaie vaille que vaille de venir en aide à cette frange de la société mais elle bute sur le manque de moyens. Nous demandons dans un premier temps à monsieur le wali d’octroyer un siège au niveau du chef-lieu de la wilaya pour pouvoir venir en aide à toutes les personnes handicapées de la wilaya». Concernant la situation de ses personnes, l’orateur a déclaré : «Les personnes handicapées souffrent au quotidien. L’indisponibilité des accès et l’insuffisance de la pension qui leur est accordée, le manque d’une couverture sanitaire, le droit au logement, au travail et à la scolarité pour les plus petits sont autant d’embuches qui les empêchent de vivre dans la dignité. L’État doit obligatoirement revoir sa politique dans ce domaine. Les handicapés ne cherchent pas de l’aumône mais ils veulent gagner leur vie à la sueur de leur franc». Pour sa part, le président d’honneur de l’association, M. Ali Ouerdane, affirmera : «Pour permettre à ses personnes de vivre décemment, nous sommes prêts et décidés de mettre la main à la poche. Il est regrettable de constater que dans un pays musulman, des personnes en plus handicapées voient leurs droits bafoués et peinent à vivre correctement». De son côté le colonel de la Protection civile, M. Douffene, s’est montré disposer à travailler dans le sens de faciliter les déplacements et le secours des personnes handicapées. Signalons que les enfants trisomiques ont été gratifiés de cadeaux. Le président de l’association des parents d’élèves où sont scolarisés ses enfants dira : «Ces enfants ont été oubliés. On leur a ouvert une classe mais les moyens n’ont pas suivi. Les responsables concernés sont invités à faire le nécessaire pour leur garantir une scolarité adéquate». Suite à cet appel, le P/APC des Ouadhias s’est engagé à leur assurer le transport. M. Ouerdane s’est aussi engagé à leur attribuer la fourniture scolaire dont ils auront besoin.
Hocine T.
