C’est les vacances scolaires de printemps! Les élèves des différents paliers vont pouvoir souffler un tant soit peu après un trimestre de durs labeurs. Cependant, la question qui les taraude: où et comment passer ces 15 jours de vacances? Si les élèves issus du milieu citadin peuvent combler leurs loisirs, en ce sens que les villes situées dans la vallée la Soummam (Akbou, Tazmalt, Sidi Aïch, El Kseur,…) disposent, cahin-caha, de structures sportives et culturelles, comme les stades, les centres culturels, les maisons de jeunes, les cybercafés,… où ils pourraient s’occuper l’esprit pendant toute cette période de vacances, néanmoins, il n’en est pas le cas pour les élèves issus du milieu rural, où les infrastructures dédiées aux jeunes y font défaut. En effet, les villages, en particulier ceux qui sont isolés, ne disposent pas de lieux de loisirs à même de combler le vide de ces élèves. Ces derniers s’occupent l’esprit avec les moyens de bord. On les trouve jouant à des parties de football dans des terrains vagues, souvent sur la chaussée même, car il n’y a pas la moindre ombre d’un stade ou d’un terrain de proximité. Il y en a, par contre, ceux qui se rendent dans les bois pour, par exemple, chasser les oiseaux aux beaux plumages, les perruches en l’occurrence. Ces oiseaux font le bonheur de ces enfants qu’ils encagent, ou les vendent carrément à des prix qui leur permettent d’avoir un bon paquet. D’autres, encore, se mettent au travail en aidant, pour ainsi dire, la famille dans les différents travaux ménagers, comme la construction, les travaux champêtres,… C’est dire que les journées sont plutôt un peu moroses surtout dans le milieu rural, où les élèves ne profitent pas vraiment de leurs vacances comme il se doit. «Il n’y a rien à faire ici, nous ne disposons ni d’un centre culturel ni d’un stade ni autres choses capables de nous soustraire du vide. Les vacances scolaires c’est plutôt bien les premiers jours, après on s’ennuie, car nous n’avons pas les moyens et les structures nécessaires avec lesquels on pourrait combler les loisirs durant les vacances!», nous dit amèrement un élève de 3 année moyenne du village de Aourir dans la commune d’Aït R’zine.
Syphax Y.
