L'Institut de technologie moyen agricole spécialisé (ITMAS) de Boukhalfa a abrité, jeudi passé, une importante rencontre entre les apiculteurs professionnels du massif du Djurdjura, au nombre de plus d’une cinquantaine, et les responsables de l’agriculture de la wilaya, plus particulièrement avec ceux de la direction des services agricoles (DAS) et la Chambre de l’agriculture, mais également en présence des chercheurs en apiculture de l’UMMTO, INRF, de l’institut national de la recherche forestière, de l’institut national de recherche vétérinaire, des différents instituts de formation sur l’abeille, la BADR et la CRMA.
«Il est bien évident que cette rencontre que nous avions initié entre dans le cadre du programme d’action que nous avons tracé ainsi que les différentes manifestations et expositions que nous avions tenu à travers toute la wilaya de Tizi-Ouzou», nous déclare le président de l’association des apiculteurs professionnels du massif du Djurdjura (AAPMD), en l’occurrence M. Salem Touati, avant de s’étaler sur les objectifs visés par cette rencontre. «Donc, il s’agit de poursuivre le programme opérationnel d’actions pour le développement de l’apiculture en Kabylie, pour non seulement valoriser et réguler les productions de l’apiculture du massif du Djurdjura, mais également afin de promouvoir l’apiculture par l’insertion des apiculteurs amateurs dans les milieux professionnels, en discutant avec eux de cette stratégie globale pour développer la filière, les sensibiliser sur les vertus des produits de la ruche qui aboutirait à améliorer la visibilité de la filière apicole, tout en ne perdant pas de vue la production qu’il faut écouler tout en mettant en place un système pour combattre les miels frauduleux», nous déclare notre interlocuteur tout en se saisissant pour ajouter qu’il faut encore «sensibiliser les autorités pour mieux prendre soins de l’apiculture». Par ailleurs, le président de l’AAPMD juge qu’il est plus que nécessaire d’apporter un appui technique aux apiculteurs et aux groupements de professionnels par l’information professionnelle, la formation pratique et la vulgarisation de l’apiculture moderne, comme il est primordial de protéger et de sauvegarder la race locale et ses écotypes «apis mellifica intermissa». «Il faut faire en sorte que l’abeille soit mieux protégée des maladies et agresseurs, notamment phytosanitaires, tout en lui apportant une amélioration du tapis mellifère, en encourageant la plantation des plantes utiles aux abeilles et en expliquant aux apiculteurs le rôle des abeilles comme agent pollinisateurs», ajoute notre interlocuteur. Pour conclure, notre interlocuteur dira : «L’apiculture est une activité génératrice de richesses qui améliorent la vie des hommes, d’autant plus que les produits de la ruche ont des vertus sûres alors que l’abeille contribue par la pollinisation a plus d’un tiers de notre alimentation et il ne faut pas oublier que notre massif du Djurdjura est un Paradis pour les abeilles.»
Essaid Mouas

