Vers l’assainissement de la situation

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Rencontré mardi passé au siège de l’APC de Seddouk, Djamel Tigrine a bien voulu tirer au clair la situation des locaux commerciaux et professionnels qui prévaut dans la ville de Seddouk, en se confiant à notre journal.

Il a bien brossé le tableau à ce sujet, ne lésinant pas sur l’information en nous parlant aussi bien des locaux appartenant à la municipalité qu’elle a donnés en location, de ceux construits dans le cadre du programme gouvernemental pour les jeunes chômeurs et de ceux réalisés par des promoteurs publics, tels que l’OPGI et la CNEP. Il nous donnera les détails en commençant par les sept locaux situés à la grande place de la ville et à proximité du siège de la municipalité que l’APC a réalisés et donnés en location en 1993. «L’APC a construit 7 locaux commerciaux à la grande place de Seddouk, elle les a attribués en 1993 dans le cadre d’une location des fonds de commerce. L’opération s’était faite par adjudication au plus offrant suite à une forte demande qui dépassait largement l’offre. Il y a quelques années, certains locataires ont formulé des demandes pour acheter les locaux qu’ils exploitent, mais qu’ils ont abandonnées par la suite, du moins c’est ce que j’ai constaté depuis mon installation en 2012. Ceci étant, ils pourront relancer leurs demandes qui seront discutées lors d’une assemblée générale et publique des élus», a souligné notre interlocuteur. Continuant dans le même ordre d’idées, il parlera aussi des 200 locaux dont a bénéficié la commune de Seddouk dans le cadre du programme gouvernemental pour les jeunes chômeurs. «Notre commune a bénéficié d’un quota de 200 locaux mais elle n’a pu en réaliser que 150. Les 50 restants ont été restitués à la wilaya. Ces locaux ont été attribués par la commission de daïra et l’APC a délivré en 2009 des décisions et des baux aux bénéficiaires. Au jour d’aujourd’hui, certains locaux sont exploités, d’autres restent fermés. Nous avons mené une enquête en abordant certains locataires. Certains ont évoqué l’impossibilité d’exploiter leurs locaux par manque de commodités, notamment les réseaux d’assainissement qui font défaut. Je citerai les cafés et restaurants qui ont besoin d’évacuer constamment leurs eaux usées. Nous avons envisagé d’effectuer un réseau d’assainissement mais l’étude technique que nous avons faite a révélé qu’une partie seulement des locaux pourrait être touchée. Malheureusement, il en restera donc une autre partie qui ne pourra pas être dotée d’un réseau d’assainissement. Certains ont évoqué les lenteurs dans les crédits bancaires demandés pour démarrer leurs activités. Devant ce retard mis dans l’exploitation de ces locaux, une commission de wilaya s’est déplacée récemment sur les lieux et a constaté de visu que beaucoup de locaux restent encore inexploités. Une décision a été prise par les membres de cette commission et l’APC de mettre en demeure les locataires qui n’ont pas encore exploité leurs locaux. Ces derniers (les locataires) sont sommés de le faire dans les meilleurs délais, faute de quoi ils seront dépossédés des ces locaux pour les attribuer à d’autres qui présenteront des garanties de les exploiter. «Nous recevons quotidiennement des demandes d’attribution de locaux», a ajouté notre interlocuteur qui a n’a pas omis de faire part au passage de son intention de récupérer les locaux OPGI mis à la disposition de la wilaya il y a belle lurette, pour leur attribution à de jeunes chômeurs. «Je viens d’être informé que l’OPGI possède une vingtaine de locaux à la ville de Seddouk et que ces derniers ont été donnés à la wilaya pour les attribuer à de jeunes chômeurs, une attribution qui ne s’est jamais faite à ma connaissance. Pour cela, je vais demander à la wilaya ou à l’OPGI de céder ces locaux à l’APC qui en a grandement besoin pour les octroyer à des organismes d’utilité publique qui voudront s’installer à Seddouk, tels que l’ADE, la CNR ainsi que les associations qui activent sur le terrain», renchérit l’édile communal. Comme projet futur, le maire envisage la création d’un bloc administratif pour réunir toutes les directions de la daïra dans un même endroit. La ville de Seddouk ne cesse de s’agrandir par de nouvelles constructions dans des cités créées aux périphéries l’entourant comme une bague au doigt. La population ne cesse d’augmenter et les perspectives d’emploi sont quasiment nulles. Ce qui fait que les gens se rabattent sur les activités commerciales et artisanales. Devant cette forte demande, les prix de location des locaux ne cessent de grimper pour passer en l’espace de quelques années de 5 000 à 12 000 dinars le mois. Ceux qui n’ont pas eu la chance d’en trouver pour location se rabattent sur des baraques érigées sur des espaces libres. Seulement, celles-ci faites souvent avec de la tôle, n’ont pas l’esthétique voulue pour l’embellissement de la ville. L’APC a le droit d’exiger leurs constructions en dur suivant un plan architectural établi par un bureau d’études.

L. Beddar

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