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Le chemin de tous les désagréments

C’est l’un des chemins communaux les plus fréquentés du versant nord de la commune. En effet, c’est celui qui relie plusieurs villages, à savoir Bezazoua, Tazrout, Aouaoudha et les hameaux environnants, au col de Tizi-Larbaâ (850 mètres d’altitude) pour rallier la RN25 vers la ville de Draâ El-Mizan. Certes, il a été bitumé il y a de cela quelques années, mais, au fil du temps, il s’est dégradé. En plus des accotements qui lui ont manqué longtemps dans certaines agglomérations, des constructeurs l’ont rétréci si bien que deux véhicules qui se croisent ne peuvent passer aisément et en même temps, car il faudrait que l’un s’arrête pour céder le passage à l’autre.  » En principe, ceux qui ont piétiné sur la chaussée devraient être avertis avant de commencer leurs constructions », constatera un automobiliste qui assure la liaison entre ces villages et le chef-lieu communal. Ce qui a été aussi remarqué juste après les dernières intempéries est l’apparition de nombreux nids-de-poule.  » Les entreprises qui ont réalisé les travaux du gaz naturel n’ont pas procédé à la remise à l’état des lieux. Normalement, dans leurs cahiers des charges, il est indiqué qu’une fois les travaux terminés, les lieux seront remis à leur état initial. Mais, elles ont laissé après leur départ la situation telle qu’elle est. Gravats, monticules de terre et autres détritus jonchent la chaussée. Et puis, ils n’ont pas compacté les tranchées tel qu’il se doit », nous signalera un autre automobiliste. Par ailleurs, il faudra aussi souligner que par manque d’entretien, les fossés et les ouvrages d’art ne sont pas fonctionnels si bien que les eaux pluviales coulent sur la chaussée.  » D’ailleurs, les eaux de pluie sont la cause principale de l’apparition des crevasses et l’effritement du bitume », notera le deuxième intervenant. Devant tous ces aléas, même les transporteurs redoutent d’activer sur cet axe routier.  » Ce sont pour la plupart des clandestins et travaillent au ralenti. Beaucoup d’entre eux ont abandonné cette activité », nous dira un fonctionnaire de ce village exerçant dans une administration publique. Cela étant, il est temps de jeter un regard vers ce versant abandonné pendant longtemps durant la décennie noire. Signalons qu’enfin, certaines commodités mises en service dans ces villages ont permis le retour des habitants qui l’ont fui dès l’avènement du terrorisme au début des années 90.

Amar Ouramdane

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