Un projet d’équipement public relatif à un établissement hospitalier est en cours de réalisation au niveau du POS de Tiouririne, à quelques encablures de la ville de Tazmalt. La réalisation de cette infrastructure, d’une capacité de 60 lits, est inscrite sur les programmes sectoriels de développement. Le projet est doté d’une couverture budgétaire de 50 millions de dinars, apprend-on de bonne source. Cependant, relèvent nombre d’observateurs et de responsables locaux, le chantier accuse énormément de retard. «Les travaux avancent à pas de tortue et à ce rythme, il est pratiquement exclu que le projet soit livré dans les délais», fait remarquer un élu local. Un responsable du maître d’œuvre concède volontiers l’existence de certaines embuches, entravant la bonne marche du chantier. Néanmoins, il s’en lave les mains. «Quand vous êtes dans l’impossibilité d’acheminer des matériaux de construction, pour cause de route fermée, ou que vous recherchiez désespérément un ouvrier qualifié vous en subissez fatalement les contrecoups. Il en résulte un bouleversement du planning des travaux et, à la clef, un retard par rapport à vos engagements initiaux», se désole-t-il. N’empêche, ajoute-t-il, «qu’en dépit de tous les impondérables, la région aura son hôpital, et c’est l’essentiel». Sensée assurer la couverture sanitaire des cinq communes relevant de la daïra de Tazmalt, la nouvelle infrastructure s’annonce comme une promesse d’accessibilité aux soins, à fortiori pour les citoyens des régions reculées, comme les villages d’Ath M’likèche ou de Boudjelil.
N. M.
