Depuis les dernières intempéries, faudra-t-il le souligner, aussi bien les routes principales que les accès secondaires sont, parfois, impraticables. En plus des nids-de-poule apparus ici et là le bitume a disparu dans divers endroits même au centre-ville. C’est le cas des entrées aussi bien en venant de Chabet El Ameur, de Tamdikt, de Maroko qu’en venant de Draâ El-Mizan au niveau du technicum. » Nous avons fait des pieds et des mains pour que les autorités fassent quelque chose pour se rendre à la polyclinique, en vain. L’accès n’est pas seulement impraticable, mais il s’est transformé en rivière », nous confiera M. Said Allel, président de l’association du lotissement » 5 juillet ». Selon cet interlocuteur, avec le président du comité du village Tizi N’Doukarth, ils ont pu finalement convaincre un entrepreneur de Chabet El Ameur de leur venir au secours. » Nous avons sollicité cet entrepreneur et il a accepté de nous aider avec des buses », ajoutera notre interlocuteur. Hier, la case est dépêchée sur les lieux et les buses offertes gracieusement par l’entreprise ont été placées au lieu du désagrément. » Nous avons été sur place durant toute la matinée. Finalement, les véhicules pourront, désormais, accéder à cette polyclinique sans aucun risque » nous dira M. Said Allel qui a tenu à remercier cet entrepreneur pour sa disponibilité. » Ce gérant de cette entreprise nous a rassurés qu’il sera à notre disposition pour ce genre d’opérations au profit des citoyens », conclura-t-il. D’ailleurs, au passage, les usagers de cet accès n’ont pas manqué de s’arrêter pour remercier le conducteur de la case qui était au rendez-vous dès les premières heures de la journée sacrifiant tout de même sa journée de repos hebdomadaire. La solidarité et les gestes comme ceux-ci ne manquent pas en Kabylie, quand on sait que » Touiza », ou » Tiwizi » pour d’autres, n’est pas un vain mot, mais une valeur ancestrale qu’il faudra perpétuer et inculquer à toutes les générations.
Amar Ouramdane