Il n’est un secret pour personne que Christian Gourcuff, le sélectionneur national des Verts, n’est plus chaud pour continuer sa mission et ce pour diverses raisons, comme il a tenu à le déclarer, avant-hier, au journal Le Télégramme : « Oui, je veux partir, ce n'est pas nouveau, je l'ai déjà dit au président de la Fédération algérienne de football (FAF) au mois de novembre
Mais il a refusé que je parte». Gourcuff se sent incapable de continuer son travail du moment qu’il n’a plus le soutien de la FAF, surtout après le revers face à la Guinée et les critiques acerbes de la presse. Le coach national a, pour rappel, souhaité partir, juste après la fin du match face à l’Ethiopie, en l’annonçant même aux joueurs et au président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Mais pour le moment aucune demande de démission par écrit du concerné comme l’a déclaré Raouraoua à un quotidien national. Christian Gourcuff est attendu demain dimanche, à Alger, pour rencontrer le premier responsable de l’instance fédérale et trouver une solution qui arrangera les deux parties.
«Pour une séparation à l’amiable»
Le sélectionneur des Verts ne veut pas entrer en conflit avec le patron de la FAF, surtout qu’il est lié par un contrat en béton jusqu’à 2018, comme il a tenu à le souligner au journal Le Télégramme : «Je ne vais pas aller au conflit. Maintenant quel serait l’intérêt d’une Fédération de garder un sélectionneur qui souhaite s’en aller ?». Christian Gourcuff sait pertinemment que dans le cas où le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, accepte sa démission, il sera appelé à payer des dommages et intérêts. Ce que le Breton ne veut faire en aucun cas. C’est pour cette raison qu’il ne veut pas aller au conflit avec la FAF comme il a tenu à le déclarer. Donc, on peut dire qu’il n’est pas à écarter de voir les deux hommes trouver une solution à l’amiable qui arrangera les deux côtés.
Qui va lui succéder ?
Le patron de la FAF songe d’ores et déjà au futur successeur de Christian Gourcuff. Reste à savoir maintenant qui sera appelé à la rescousse pour remplacer le Français. On parle dans les couloirs de la FAF d’un autre Français, en l’occurrence Roland Courbis. Mais ce n’est pas encore tranché et tout devra s’éclaircir après la rencontre de demain entre Raouraoua et Gourcuff sur l’avenir de ce dernier à la tête des Verts. Il se peut donc que le match face aux Seychelles soit dirigé par le nouvel entraîneur des Verts qui sera connu dans les prochaines semaines. Par ailleurs, il n’est pas à écarter de voir d’autres pistes activées comme celles de Giovanni Trapattoni, de Marcello Lippi et d’autres. Mais on parle de Bielsa l’ex-coach de l’Olympique de Marseille comme solution. D’ailleurs il est attendu aujourd’hui à Alger pour négocier.
Bougherra et Antar Yahia pour renforcer le staff technique
Pour ce qui est du futur staff technique des Fennecs du désert, Mickaïl Boully, le coach des gardiens de but, et Guillaume Marie, le préparateur physique, ne seront pas maintenus et emboiteront le pas à Gourcuff. Reste jus te à savoir si le coach adjoint, Neghiz, et Belhadji seront reconduits avec le nouveau staff. D’après des sources autorisées de la sélection nationale, le boss Mohamed Raouraoua songe sérieusement à faire appel aux services des deux ex-internationaux Antar Yahia et Madjid Bougherra pour renforcer le staff technique et être associés au futur sélectionneur national, qui pourra être un Français. Car on parle avec insistance de Roland Courbis, qui a été déjà sollicité dans le passé par les dirigeants de la FAF pour entraîner la sélection olympique, avant de trouver un accord avec André Schürmann. Les prochains jours nous renseigneront davantage sur l’identité du futur entraîneur national, nous y reviendrons…
A.M.

