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Le chantier bloqué par les villageois d’Akhnak

Les habitants du village Akhnak, dans la commune de Seddouk, ont procédé mercredi dernier, à la fermeture du chantier de la société chinoise qui réalise le projet de la pénétrante reliant la ville de Béjaïa à l’autoroute Est-ouest. Dans la plateforme des revendications, ils réclament : leur quota d’eau potable qui commence à se raréfiée, un projet de revêtement de la route communale reliant, sur 9 kms, la RN 74 au lieu-dit Aftis et leur village qui est dans un état piteux, l’aménagement de leur terrain de sport et la réalisation d’une maison de jeunes, pour sortir de l’ornière, la masse juvénile confrontée à un manque de loisirs. Pour en savoir plus sur cette affaire, nous avons consulté Djamel Tigrine, le P/APC de Seddouk qui nous donnera plus de précisions. «Pour ce qui est du manque d’eau potable pour certains villages comme Akhnak, je n’ai pas cessé de tirer la sonnette d’alarme sur la diminution de notre quota en eau potable du barrage de Tichy haft qui pose problème à notre commune. Nous avons souffert en 2014 et 2015 et nous souffrons encore en ce début d’année 2016. Je demande, encore une fois, aux services concernés de nous rétablir dans nos droits en nous servant le quota prévu en 2013 pour notre commune ou de confier la gestion de l’eau à l’ADE comme cela a été le cas dans beaucoup de communes de la wilaya de Béjaïa», a expliqué le maire en mettant en avant les revendications déjà faites par l’APC en matière de la diminution du débit d’eau potable affecté à sa commune. «S’agissant de la route communale, dont les habitants d’Akhnak réclament un projet pour le revêtement de la chaussée avec du bitume, celle-ci figure parmi les chemins communaux proposés il y a longtemps à la wilaya pour leur prise en charge dans le cadre du plan sectoriel de développement. Mais malheureusement, aucune route n’a été retenue à présent. Pour plus d’information, même la route reliant Amalou Sidi Mouffok à Akhnak a été proposée et n’a pas été retenue. Je dirai que l’APC a fait son travail dans ce domaine», a ajouté l’édile communal. Quant à l’aménagement des terrains de proximité des villages de la commune et de la création de maisons de jeunes, l’APC ne possède pas de ressources appropriées pour la prise en charge de projets qui, logiquement, sont du ressort de la DJS de Béjaïa. «Nous avons des terrains de sport des villages Akhnak, Takaats, Zounina, Amalou Sidi Mouffok, Tibouamouchine et le stade municipal de la ville qui nécessitent des aménagements. Vu les maigres ressources de notre commune, les projets ne peuvent être financés dans le cadre des PCD. Il appartient, donc, à la DJS de les prendre en charge», a-t-il dit. Pour conclure, le P/APC a fait savoir qu’il s’est déplacé à Akhnak pour discuter avec les habitants sur d’éventuelles solutions à trouver à leurs problèmes mais en arrivant sur les lieux, il a été informé qu’une délégation est allée voir le wali de Béjaïa.

L.BEDDAR

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