Situé à l'extrême Sud-ouest du chef-lieu communal «Tighilt Bougueni», le hameau dit Boughzel, à la frontière avec Chabet El Ameur (Boumerdès), attend toujours sa part de développement.
«On ne sait pas si on relève de M’Kira ou de Chabet El Ameur. Et pourtant, administrativement, nous sommes rattachés à M’Kira. Mais, nous sommes oubliés par ces autorités», nous confiera un habitant de ce hameau. Et de poursuivre: » cinquante-quatre ans après l’indépendance, nous n’avons pas encore de route ». Justement, pour relier leur hameau au village Ath Essaid, dans la commune voisine de Chabet El Ameur, les habitants ont cotisé de l’argent et ont ouvert une piste. » C’est grâce à la collecte d’argent que nous avons pu ouvrir cette piste. Nous attendons des responsables de la commune de faire un geste en notre direction en la programmant afin de subir les aménagements nécessaires et le bitume », souhaitera notre interlocuteur. Ce dernier nous signalera que pour rallier la RN68 afin de se rendre soit à Tizi-Gheniff, à Chabet El Ameur ou encore vers Les Issers, ils demandent la réalisation d’un pont. » En hiver, c’est très dangereux de traverser la rivière. C’est un risque. À quand la programmation par nos autorités d’un accès plus sûr? « , s’interrogera la même personne. Par ailleurs, il faudra souligner que ces habitants ne jouissent pas encore du gaz naturel comme leurs concitoyens d’une grande partie des villages de cette municipalité. C’est dire que Boughzel maque de tout. Etant un village éloigné situé en zone éparse, ce sont les vols répétitifs qui les hantent au quotidien. » Vous savez, ici, à Boughzel, nous sommes loin de tout corps de sécurité. Déjà au chef-lieu de notre commune, il n’y a aucun corps de sécurité à l’exception des gendarmes de la section spéciale d’intervention. Et que dire d’ici à Boughzel », nous signifiera le même intervenant. Même leurs enfants étudient loin du village. Les enfants du primaire font plus de quatre kilomètres en aller-retour jusqu’au village voisin d’Idouchouthène alors que les collégiens se déplacent au CEM de Tamdikt et l’autre partie d’élèves à Tizi-Gheniff depuis la reconstruction du CEM en question lancée en 2011.
Amar Ouramdane

