La Dépêche de Kabylie

Concours de photographie, «Surprenez-nous» – Djamel Bouali primé

Il vit à El Kseur, tout près de Béjaïa, et il est connu pour ses nombreuses activités artistiques dans le domaine de l’image, du dessin et de la peinture. Il est également apprécié des enfants à qui il consacre du temps dans des ateliers de dessin et de peinture. Djamel Bouali est aussi présent à toutes les manifestations culturelles qu’il couvre de son appareil photo. Ses compétences artistiques, il les exprime avec générosité et sans limites. Il enrichit son expérience par de multiples participations à toutes sortes d’activités. Djamel est ainsi partout et dans toutes les manifestations et expositions, allant même jusqu’à organiser sa propre exposition, puisque son talent de peintre lui permet de sillonner les galeries d’art et les espaces d’expositions pour faire connaître ses produits. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’il reçoive même des commandes pour satisfaire un certain nombre d’amoureux d’art qui trouvent dans son coup de pinceau de quoi les émerveiller. Qu’ils soient d’ailleurs, des locaux, nationaux ou étrangers, le talent de cet artiste ne semble pas laisser indifférent les amateurs d’art. Comme on dit chez nous, Koul sbaâ bsenâa, à chaque doigt, un talent. C’est le cas de Djamel Bouali qui a plus d’une flèche à son arc. Parmi elles, notons sa participation aux derniers livres d’Abderrahmane Ould Khelifa et de Karim Akouche. Au premier, il a assuré les photographies illustrant la ville de Béjaïa dans son dernier livre, présenté samedi dernier à la nouvelle salle de conférences de la nouvelle bibliothèque, intitulé «Béjaïa, capitale des lumières». Au second, il a aussi offert les illustrations de son dernier roman, «Allah au pays des enfants perdus». En parallèle avec toutes ses activités, Djamel Bouali a participé dernièrement, à un concours de photographie, organisé par l’ambassade de France à Alger, sous le titre de «Surprenez-nous». Ce concours visait à sélectionner les meilleurs photographes en Algérie, tant sur le plan technique qu’artistique. Plus de cinq cents photographes ont participé à ce concours, venus de l’ensemble du territoire national. Une exposition fut alors organisée à l’Institut Français d’Alger, qui a exposé les trente meilleures photos du concours, du 31 mars au 2 avril. Sur sa page Facebook, Djamel Bouali a publié un post dans lequel il annonce l’obtention du deuxième prix à ce concours. «J’ai le plaisir de vous annoncer que je suis lauréat du concours photos ‘Surprenez-nous !’ lancé par l’Ambassade de France en Algérie, en partenariat avec Wiko Algérie, afin de mettre à l’honneur le talent des photographes participants», a-t-il ainsi annoncé. Le premier prix a été décerné à Hosni Hannoun et le troisième à Zineddine Hashas. Djamel a été primé pour une photo prise à Tindouf et intitulée «La nature a changé de loi». Il a ainsi pu prendre la photo d’une eau sortant d’un robinet et s’écoulant vers le haut, au lieu de tomber vers le bas. Cette distinction est donc le fruit du travail incessant de cet artiste bien de chez nous, qui n’épargne aucun effort pour développer son art et contribuer ainsi à tirer vers le haut le niveau artistique de la région. Djamel participe aussi à toutes sortes de formations en rapport avec son domaine de prédilection et ne se contente pas de son niveau actuel. Ce diplômé en art sait qu’il a encore beaucoup à apprendre et n’hésite pas à exprimer son besoin d’aller de l’avant. Tout dernièrement, il a encore participé à une formation sur l’entreprenariat créatif dans le domaine culturel, avec une université britannique, organisée par l’Etoile Culturelle d’Akbou. Djamel Bouali sait que dans ce domaine aussi, la concurrence est féroce. C’est pourquoi il vise à atteindre les standards internationaux, pour exercer son art et le porter au firmament de la culture amazighe, dont il est en train de devenir un de ses meilleurs représentants. Il sait que tôt ou tard, il y aura en Algérie un véritable marché de l’art et qu’il sera très exigent. Les bricoleurs n’y auront pas beaucoup de place et seuls les professionnels, ceux qui travaillent d’arrache-pied, auront une chance de se faire un nom et de figurer dans les catalogues. La participation aux concours internationaux et aux expositions à l’étranger est aussi un enjeu de taille. Djamel en est conscient et il travaille sans relâche, pour s’y tailler une place et faire connaître l’art local au niveau international. Petit à petit, il aura la chance de devenir un des ambassadeurs de l’art bougiote porté à son firmament. Rencontré ces derniers jours à Béjaïa, Djamel semblait très content de ce qui lui arrive. «Le printemps me sourit et j’ai beaucoup d’espoir de voir les choses encore s’améliorer dans les prochains jours et semaines», nous a-t-il déclaré. Sans le dire, il semblait quand même déçu par le manque de considération accordée par les autorités locales au fait artistique. Ce qui est partagé par beaucoup. Béjaïa a besoin d’aide dans ce domaine et il faudrait que l’État consente des investissements pour offrir aux artistes des espaces d’expression et les moyens d’aller de l’avant.

N. Si Yani

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