Un ambitieux programme d’extension de l’oléiculture est en passe d’être mis en branle à Akbou. En effet, à se fier à une source proche du dossier, la région vient d’être dotée d’un quota consistant en plants certifiés. La superficie totale des parcours concernés par les nouvelles plantations s’étend sur 1 200 ha, nous informe-t-on. «Les plants sont répartis sur les communes, en fonction de la demande exprimée», a indiqué un responsable local de l’agriculture, précisant que l’opération est en cours de mise en œuvre. Piloté par la direction des services agricoles, cet investissement dont le volet lié à la fourniture des plants est pris en charge par l’Etat, s’inscrit dans le cadre du plan de soutien au développement de la filière oléicole. «À chaque fois que des oliviers sont distribués, je saute sur l’occasion. C’est une précieuse opportunité pour développer son parc oléicole, densifier les plantations existantes ou remplacer les arbres ravagés par les feux de forêt», déclare un jeune agriculteur de la commune d’Ighram. «Planter, c’est bien beau mais encore faut-il veiller à l’entretien des jeunes plants, qui ont besoin d’un apport régulier d’eau pour leur reprise d’abord, puis leur croissance», rétorque un paysan d’Ighzer Amokrane. Un autre fellah de Chellata, adhérent à ce programme, atteste que bien des parcelles nouvellement plantées sont vouées à l’abandon : «il y a des propriétaires terriens qui n’ont aucun rapport avec la travail de la terre. Ils profitent de ce que les plants sont fournis gratuitement pour garnir leurs terrains, croyant que les jeunes arbres vont s’épanouir comme par enchantement», allègue-t-il. Une assertion du reste, corroborée par des témoignages d’agriculteurs des régions de Tamokra et d’Amalou, sur la rive droite de la Soummam. «Les statistiques officielles avancées par l’administration sur le développement du parc oléicole sont tronquées. Ils ne tiennent pas compte des nombreux parcours qui périclitent par manque d’eau et des plantations décimées par les incendies, parfois avant même d’entrer en production», soutient un citoyen du village Bicher, dans la commune de Tamokra.
N. Maouche
