Décidément, la gestion des affaires publiques bat de l’aile à tous les niveaux et dans tous les secteurs à Saharidj. Après les innombrables avaries sur le réseau de l’AEP, ajoutés à la détérioration de la plupart des ouvrages d’utilité publique tant au chef-lieu de commune que dans le reste des villages, voila que, y met des siennes la décharge publique dite provisoire mais contrôlée du fait d’avoir bénéficié d’une opération d’aménagement en 2012, avec le traçage de plusieurs niveaux sous formes de larges cuvettes étant implantées en flanc d’une colle assez abrupte. Malheureusement, cette décharge qui reçoit la totalité des déchets ménagers de cette municipalité qui frôle les treize mille habitants, n’en finit pas de créer des désagréments sous diverses formes, c’est à cause d’une absence totale de sa gestion depuis sa création en plein cœur du merveilleux site d’Achaivou. D’ailleurs, de volumineux tas d’ordures ménagères sont incinérés, causant ainsi de fréquents incendies, notamment en saison sèche, comme en témoignent les terrains dénudés tout autours. A l’heure actuelle, ce sont les sachets en plastique, les cartons et autres papiers d’emballage déversés dans cette décharge que le vent se charge d’éparpiller à des centaines de mètres à la ronde autour de cet ouvrage, notamment du côté de la RN30, où les buissons des accotements accrochent ces sachets multicolores. Un hideux décor qui accueillit tout visiteur à l’entrée Sud du chef-lieu de commune. L’accumulation des sachets en ces lieux s’explique par les vents quotidiens, dominants et assez forts qui soufflent sans arrêts et poussent tout ce qui est plastique, papier ou carton en direction de la route. Quant à la fumée acariâtre, elle aussi permanente, enveloppe H24 le stade communal mitoyen de la décharge, un terrain de jeux qui reçoit diverses compétitions sportives à longueurs d’années et fréquenté par des dizaines de jeunes désœuvrés qui viennent « tuer » le temps pour ne déranger personne. Il convient de signaler que le cimetière communal est aussi mitoyen de ce lugubre dépotoir et que les morts aussi reçoivent leur part de pollution au même titre que les forêts avoisinantes composées de pins d’Aleps qui sont de véritables pépinières sur des centaines d’hectares. Notons enfin pour conclure, que cette décharge est un point de ralliement de toutes sortes d’animaux errants ou sauvages lesquels trouvent des restes de nourritures, notamment les chiens errants, les chacals et les hordes de sangliers, et constituent par conséquent un véritable foyer d’épidémies animales contagieuses et transmissibles à l’homme. Pour mettre un terme à l’éparpillement des sachets et autres détritus, il suffirait d’une minable clôture en grillage Zimmermann.
Oulaid Soualah
