Le chanteur kabyle Malik Kezouia était, lundi dernier, au rendez-vous avec la presse à la Maison de la culture de Tizi-Ouzou, où il avait fait une présentation et une vente-dédicace de son dernier album intitulé «Tujmiwin» (les nostalgies). Le jeune chanteur, né à Béjaïa et qui vit à Tizi-Ouzou, est actuellement à son quatrième album. En effet, après Afriqua (l’Afrique), Tiktabine (Les livres), le chanteur offre à son public un nouvel album de 09 chansons. «Mon nouvel album se veut d’abord un hommage au regretté Taleb Rabah. C’est un hommage que je lui ai rendu dans son vivant quoique mon album est sorti après sa mort. D’ailleurs, je lui ai fait écouter la chanson et il a été très content. J’ai repris dans cet hommage l’une de ses chansons qui s’intitule ‘Adyilirebbi d mmi’ (mon fils, que Dieu soit avec lui)», dira Malik Kezoui s’adressant aux journalistes. Malik a chanté aussi dans sa dernière composition l’amour que nous trouvons, dira-t-il, «dans les deux chansons ‘Tina hemlagh’ (Celle que j’aime) et ‘Nek i kem’ (Je me suis dédié à toi)». Et puisqu’il s’agit de Tujmiwine ou les nostalgies, Malik a mis des thèmes nostalgiques, tels «Tameghra» (la fête), «Le3wayed n tudrin» (les traditions des villages) et «Timlilith» (la rencontre). Ce sont des thèmes, dira le chanteur, «qui cherchent des temps perdus. Comme chanteur, j’ai beaucoup senti la douleur du printemps noir en Kabylie. Une douleur d’un printemps trahi, une trahison que je raconte justement dans mon titre ‘Tafsuth’ (Le printemps)». Malik a parlé aussi de l’adaptation qu’il a faite dans son nouvel album pour une chanson de Gremorighht avant de s’arrêter à la chanson «Yemma» (ma mère). «C’est une chanson purement autobiographique dans laquelle je raconte ce que je sente, moi, une personne non voyante qui s’est engagée dans l’art, et ma mère», dira Malik devant ses amis d’art et ses amis à l’université où il prépare un master en langue et littérature françaises.
N. T.
