Des centaines de militants et sympathisants du Front des forces socialistes (FFS) ont pris part, hier, au meeting qu’ont animé des cadres et responsables du parti, au niveau de la placette publique de Timezrit, et ce, malgré le refus du chef de daïra de cette circonscription d’autoriser le déroulement de cet évènement en cet endroit. Le commis de l’État, rappelons-le, avait répondu négativement à la demande d’autorisation de la tenue d’un meeting au niveau de la placette publique El Had, formulée par la section locale du FFS. «Après examen de votre demande portant déclaration préalable pour l’organisation d’une réunion publique, prévue le 09/04/216, au niveau de la place publique El Had, commune de Timezrit, pour la présentation du bilan des activités par les élus du parti, j’ai l’honneur de vous informer qu’en vertu de l’article 02 de la loi 91/19 du 02/12/1991, modifiant et complétant la loi 89/28 du 31/12/1989, relative aux réunions et manifestations publiques, les réunions publiques ne peuvent se tenir que hors de la voie publique, dans un lieu fermé accessible au public», a-t-il signifié aux responsables du FFS. Ces derniers, qui avaient pris ce refus comme une «tentative de l’administration d’empêcher les activités politiques du parti», ont affiché leur détermination à maintenir l’organisation de leur meeting au niveau de la placette publique El Had. «Bien sûr que le meeting est maintenu à la place publique. On ne cèdera pas à la pression des pouvoirs publics», nous a indiqué un membre du conseil national du parti, une heure avant le début du meeting du FFS. Effectivement, le vieux parti de l’opposition, fort de la mobilisation de centaines de militants et sympathisants, a eu son meeting des grands jours. Les orateurs ayant succédé au micro ont félicité les citoyens de la wilaya, notamment les militants du parti socialiste, ayant rendu un vibrant hommage au père spirituel du FFS, Hocine Aït Ahmed, décédé le 23 décembre dernier à Lausanne. Par ailleurs, les élus locaux du FFS ont axé leurs interventions sur le développement local de la wilaya. Ils ont appelé les pouvoirs publics à doubler d’efforts pour la concrétisation de tous les projets inscrits à l’actif de la wilaya, comme ceux de la pénétrante autoroutière, le dédoublement de la voie ferrée Béjaïa-Béni Mansour et le complexe pétrochimique. Dans un autre chapitre, les parlementaires du FFS, à l’instar de Chafaâ Bouïche, ont défendu le projet cher au parti, à savoir le consensus national, pour une sortie de crise du pays. Ils n’ont pas manqué de fustiger les partis et personnalités, regroupés au sein de l’instance de suivi et de coordination de l’opposition (ISCO), qui, selon eux, veulent mener le pays dans l’impasse et l’inconnu.
Boualem S.
