Deux parents d’élèves en grève de la faim

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Deux parents d’élèves sont entrés en grève de la faim, hier matin, devant le CEM d’Ouaghzen où sont scolarisés leurs enfants. M. Bourdeka Mourad, psychologue de carrière, et M. hadj Hamou Malek, de la famille éducative, disent «vouloir attirer l’attention sur les problèmes des élèves que les responsables de l’association des parents refusent de débattre en assemblée générale». Comme nous l’avons rapporté dans notre édition du 02 février dernier, des correspondances ont été adressées à la firection de l’éducation de Tizi-Ouzou, au chef de daïra et au P/APC d’Aïn El Hammam, dans lesquelles les signataires accusent «le président de l’APE de confisquer l’association en contradiction avec les statuts le régissant». «Nous ne cessons de lui demander de tenir une assemblée générale qu’il a promis de convoquer, depuis le mois de novembre 2015, mais en vain». Les grévistes disent avoir «choisi la journée du samedi pour éviter de perturber la scolarité des collégiens». «Nous avons décidé de tenir notre protestation face au CEM, à l’endroit même où nos enfants attendent sous le soleil ou la pluie, lorsqu’ils sont renvoyés de l’école», nous déclare Mourad qui semble «décidé à ne pas arrêter le mouvement jusqu’à ce qu’une assemblée générale à laquelle seront invités tous les parents d’élèves pour débattre des problèmes que vivent nos enfants, soit tenue». Dès l’annonce de la nouvelle, de nombreux parents et citoyens se sont présentés sur les lieux «par solidarité», nous disent-ils. Sur un container, sur lequel sont adossés les protestataires, les présents peuvent lire, écrit sur des affiches grand format : «Non à l’humiliation des élèves et de leurs parents», «rendez leur association aux parents», «pour une école des valeurs», «non aux magouilles sur le dos des élèves», et bien d’autres slogans. Au moment où nous mettons sous presse, aucune autorité ne s’est déplacée sur les lieux pour, éventuellement, convaincre les grévistes d’arrêter leur mouvement.

A.O.T

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