Louable est l’initiative entreprise par un groupe de jeunes d’Amizour, assoiffés de culture et de savoir, qui vient de créer une association culturelle portant le nom de «Café littéraire d’Amizour» pour «ranimer la vie culturelle» dans la région et lui donner un souffle nouveau». Ce n’est pas à dire que cette localité renfermant de potentialités intellectuelles appréciables, est actuellement à point mort culturellement. En effet, la région est déjà connue pour son Festival du théâtre amateur qui se tient annuellement et le travail que font plusieurs associations locales, qui trouvent dans le CSP et la Maison de jeunes d’Amizour un cadre agréable pour organiser toutes sortes d’activités culturelles. Néanmoins, ce Café littéraire, selon son premier responsable, en l’occurrence M. Ouaret Mokrane, mettra l’accent sur la littérature, l’encouragement à la lecture et l’échange des idées et des visions de voir ce monde en changement permanent. «L’objectif suprême de notre initiative est la promotion de la culture en général. Notre but est de faire retrouver aux gens le plaisir de lire et le partage d’idées, deux vertus qui tendent, malheureusement, à disparaître dans notre société», a indiqué notre interlocuteur. La région d’Amizour, considérée comme l’une des trois grandes communes de la wilaya de Béjaïa, «va retrouver, à travers ce Café littéraire son dynamisme culturel par excellence, en élargissant le cercle d’activité pluridisciplinaire dans une énergie sociétal multidimensionnelle», a enchaîné M. Ouaret. Interrogé sur le plan d’action de leur association, ce féru de la littérature et de la lecture informera que le Café littéraire d’Amizour prévoit l’organisation de conférences sur des thèmes variés, à savoir l’histoire, l’économie, la politique, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie… etc. «Des invitations seront adressées, entre autres, aux écrivains, auteurs, journalistes, philosophes pour parler de leurs romans et ouvrages, tout en engageant des débats. Ensuite, des soirées de poésie seront à l’honneur durant les nuits Ramadhanesques ou durant les autres journées», a-t-il expliqué. La stratégie de ce «Café littéraire», selon cet universitaire, est «d’occuper les espaces publics en proposant des romans et des ouvrages à discuter autour d’un café en plain air». En outre, ses responsables comptent doter incessamment les abribus de livres à échanger, équiper les cafétérias de la région de petites bibliothèques et animer des ateliers de formations. Longue vie au Café littéraire d’Amizour, soucieux d’apporter un rayonnement culturel à la région connue pour être à l’avant-garde de la lutte identitaire et démocratique.
Boualem Slimani
