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C’est parti !

Pas moins de 67 participants prennent part à la 8ème édition du salon Djurdjura des arts plastiques qui se tient depuis hier et jusqu’au 14 du mois en cours à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou et son annexe d’Azazga, sous le thème «Regard des arts sur les cultures populaires». Une édition en hommage aux deux artistes Mouhamed Bouzid et Abdelhamid Laroussi. Cette 8ème édition du salon Djurdjura des arts plastiques voit la participation de dix wilayas : Béjaïa, Boumerdès, Bouira, Médéa, Alger, Mostaganem, Oran, Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Tizi-Ouzou avec l’école régionale des beaux arts d’Azazga. En marge du vernissage de ce salon, nous fîmes la connaissance de Djamel Talbi, passionné de peinture abstraite, qui participe à ce salon avec deux toiles célébrant l’art abstrait : «J’ai fait l’école des beaux arts de Mostaganem et j’ai participé à pas mal d’expositions nationales et internationales, collectives et personnelles», nous dira-t-il, ajoutant : «J’ai eu le premier prix lors d’une exposition à Djelfa et le deuxième prix au grand prix Aicha Haddad d’Alger». L’artiste paysagiste nous expliquera la thématique de ces deux toiles abstraites qu’il expose à la Maison de la culture Mouloud Mammeri : «Ces deux toiles représentent deux scènes quotidiennes dans des paysages de Kabylie. Et généralement, le sujet de mes œuvres ce sont les paysages de Kabylie et la vie quotidienne de ses habitants…». Au milieu des toiles exposées, toutes plus belles les unes que les autres, deux tableaux ont attiré notre attention. Ils mettent en valeur les symboles berbères que l’on retrouve également dans les poteries et les tapis des femmes kabyles. L’artiste à qui l’on doit ce clin d’oeil à la culture berbère est M. Nordine Hamouche, venu de la wilaya d’Alger. Ce plasticien, qui a fait les beaux arts d’Alger, expose deux toiles en hommage à la femme kabyle : «J’ai fait mes débuts aux beaux arts d’Alger et je me suis perfectionné en Espagne dans le symbolisme particulièrement Berbère. Et à travers ces deux œuvres artistiques, je voulais rendre hommage à la femme kabyle grâce à qui ces signes ancestraux ont été préservés». M. Hamouche nous expliquera que pour réaliser ces deux œuvres, il s’est inspiré des intérieurs des anciennes maisons berbères, d’œuvres de poterie et de tapisserie : «J’ai voulu ressusciter ces signes berbère ancestraux en y ajoutant ma touche personnelle, pour montrer aux nouvelles générations qu’il y avait des artistes femmes qui n’ont pas fait les écoles des beaux-arts mais qui excellent dans le symbolisme. Ce fut pour elle un moyen d’exprimer leur quotidien…». A l’exposition permanente viendra s’ajouter un programme des plus riches, entre conférences autour des œuvres et du parcours des deux artistes Mouhamed Bouzid et Abdelhamid Laroussi, ainsi que des ateliers «Workshop», avec des élèves de l’école régionale des beaux-arts d’Azazga.

Taous C

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