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Le calvaire quotidien des élèves

L’éloignement de l’école constitue un problème majeur pour les élèves et leurs parents. La scolarité prend, dans ce cas là de sérieux coups, où l’absentéisme et les mauvais résultats scolaires sont, le plus souvent, les conséquences directes de cette situation préoccupante. Le cas que nous allons aborder concerne des élèves de l’école primaire « Khellal Slimane » sise au centre du village de Toghza, à 5 kms du chef-lieu communal de Chorfa. En effet, habitant loin de leur école, des élèves parcourent des kilomètres entiers pour pouvoir rejoindre leur école, tous les matins, pour reprendre le chemin inverse en rentrant chez eux après la fin des cours. Ces élèves habitent des pâtés de maisons loin du centre de Toghza et de l’école primaire. L’exemple le plus édifiant nous vient de cette dizaine d’élèves habitant le hameau de Bourar, lequel est distant de 4 kms du centre de Toghza et de l’école primaire. Les apprenants qui y suivent leur cursus scolaire effectuent un véritable parcours du combattant, chaque jour, pour apprendre. Et c’est un trajet de 8 kms, en aller-retour, qu’ils effectuent quotidiennement. Ces élèves dont l’âge va de 7 à 11 ans, endurent le calvaire durant toute l’année scolaire, et ce, en sus de la distance, ils sont exposés à tous les aléas de la nature durant leur trajet, comme la pluie, le froid, la chaleur,… Pire encore, leur vie est constamment mise en danger, car ces bambins doivent transiter, en aller comme au retour, par… le pont ferroviaire qui enjambe l’oued Sahel, en risquant de se faire faucher par un train qui surgirait de l’autre bout du pont. Pour avoir la vie sauve, en cas de l’arrivée d’un train dans ce long « corridor » métallique, les élèves doivent toujours se coller contre l’une des poutres soutenant la charpente métallique de cet imposant pont. C’est dire que la scolarité de ces enfants n’est pas de tout repos.

Y. Samir

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