M'Chedallah Il connaît des travaux de réaménagement depuis des mois déjà – Le théâtre communal en pleine «métamorphose»

Cela fait un bon bout de temps depuis que les travaux de restauration du théâtre communal de M’Chedallah, baptisé au nom de « Salah Boukrif », sont engagés. Dans un premier temps, les travaux de réaménagement ont touché l’intérieur de l’édifice, avec la réfection du crépi et de la peinture. La toiture a été également consolidée avec la pose de plaques d’étanchéité afin d’éviter que les eaux des pluies ne s’infiltrent à l’intérieur de ce théâtre. Actuellement, l’heure est au ravalement et au renouvellement de la façade, avec l’installation des tiges devant recevoir l' »habillement » en panneaux d’aluminium composite, ce qui ne manquera pas de donner une très belle vue à ce théâtre communal, l’un des rares établissements culturels que possède la commune de M’Chedallah. Une clôture avec un grand portail est en train d’être construite, laquelle va enceindre ultérieurement cet édifice, situé à une centaine de mètres de l’APC, pour le protéger contre d’éventuelles atteintes et dégradations. Pour rappel, l’actuel siège du théâtre communal était, en fait, par le passé une salle de cinéma, où se projetaient des films de renoms qui faisaient vibrer la salle grouillant de spectateurs avides de nouveautés et de sensations. C’était alors dans le années 1980 que la culture, et notamment le cinéma, avait droit de cité. La structure est ensuite laissée à l’abandon, des années durant, surtout pendant la décennie noire, pour se voir réaffectée et transformée en théâtre vers les années 2000, et ce, au grand bonheur des amateurs du 4e art. Malheureusement, les planches du théâtre communal n’ont pas vibré comme l’aurait souhaité les amoureux de cet art, car il y avait peu d’engouement, et puis l’édifice était clos la plupart du temps, pour n’ouvrir que pour les quelques rares manifestations culturelles et les périodes des campagnes électorales. Maintenant que cet établissement connaît des travaux de relooking, lesquels ne tarderaient pas à être livrés, il est à se demander si ce théâtre, « arène » de l’expression libre, pourrait renaître de ses cendres pour accomplir la mission qui lui est destinée primordialement, à savoir l’activité théâtrale? Wait and see…

Y. Samir