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Période de vaches maigres pour les KMS

Est-ce le début de la fin pour les kiosques multiservices ? En tout cas, c’est le sentiment qui se dégage lorsqu’on aborde le sujet avec quelques gérants de ces boutiques qui se sont multipliées comme des champignons au début de la décennie.En effet, l’usage du téléphone mobile a largement détrôné les appareils fixes suspendus aux murs des KMS. Il y a quelques années, même les détenteurs du mobile avaient souvent recours au KMS lorsqu’ils circulaient en ville en raison de la différence du coût de la communication. Cependant, depuis la notable baisse des prix sur les communications du mobile, les KMS sont plutôt boudés. D’après Djamel, tenant au kiosque dans un quartier excentré de Bouira, “Les recettes baissent de plus en plus chaque jour. Nous sommes obligés de nous rabattre sur la vente d’objectifs ou produits non prévus dans le contrat pour maintenir un certain équilibre financier. Des collègues se sont déjà mis à la vente de portables et de puces. D’autres complètent leurs prestations par la vente de cigarettes, briquets et autres friandises. Figurez-vous que même le fax ne fait plus recette. Cela est certainement dû à la floraison d’Internet”.Les plus grands utilisateurs de fax étaient les correspondants de journaux ne disposant pas de bureau à Bouira. Maintenant, une grande partie d’entre-eux ont recours au cybercafé du coin. Pour 20 DA, l’on peut transmettre ce qui coûterait 200 DA par le moyen du fax. Certains gérants de KMS pensent sérieusement à changer de métier. La nouvelle technologie a eu raison du leur. “La première génération de jeunes qui ont choisi ce créneau ont pu étoffer leurs activités par le travail de photocopie, de reliure, de plastification et de vente d’autres accessoires comme les CD et autres babioles, quant à nous…”, soupire Djamel dans un mouvement de déception bien visible sur son visage.

A. N. M.

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