Le problème de stationnement au centre-ville de Sidi Aïch se pose avec acuité. Celui-ci est devenu un véritable cauchemar pour les automobilistes. La municipalité est l’une des communes qui en souffrent cruellement d’espace dans son centre urbain en raison de l’exiguïté de ses artères. Le boulevard principal traversant la ville de bout en bout est souvent submergé par une noria de véhicules qui se bousculent pour localiser une place pour se garer. Idem pour le reste des artères qui connaissent elles aussi un mouvement inextricable des automobilistes. En sommes, l’absence de parkings pouvant absorber les défilades de véhicules en quête d’un espace pour se garer ne fait que mettre dans le désarroi les usagers. Ignoré par les responsables locaux n’ayant apparemment pas l’intention de prendre en charge cette question qui tracasse depuis longtemps les automobilistes, il est devenu un casse-tête chinois de trouver une place pour se parquer. Placés entre le «marteau» de l’absence d’espace de stationnement et «l’enclume» de l’étroitesse des avenues, les automobilistes qui expliquent mal le silence radio des décideurs ne savent plus désormais à quelle porte frapper. Le sabot de la police guette tout automobiliste qui ose garer son véhicule à côté du marché hebdomadaire, de surcroit réservé pour les transporteurs de marchandises. Pour dénicher un petit espace, il est obligé de sillonner différents endroits de la ville qui «suffoque». Ne se souciant apparemment guère des désagréments causés au citoyen et à son environnement, agressé par une pollution ayant atteint des pics au centre-ville, les gestionnaires de la cité vont-ils prendre en charge, et sérieusement, l’épineux volet du plan de circulation de la ville qui sommeille dans les tiroirs depuis des années ? Il est grand temps que les autorités prennent le taureau par les cornes pour régler définitivement le problème de stationnement, qui n’a que trop duré. «Une aussi grande agglomération qui ne dispose toujours pas d’un parking digne de ce nom… c’est une tare !», dixit un commerçant du centre-ville. Et pour boucler la boucle, des commerçants ayant pignon sur rue font fi des autorités locales en étalant leurs marchandises sur le trottoir même, et ce, au su et au vu de tout le monde. Du coup, l’anarchie a augmenté significativement à telle enseigne que les bouchons se forment en longueur de journées. Les usagers et les citoyens attendent impatiemment que cette situation soit réglée. «Il est vraiment temps d’endiguer cette anarchie et ces bouchons interminables qui caractérisent le chef-lieu de Sidi-Aïch. Les commerçants doivent libérer la route et les trottoirs», dira un citoyen. Par ailleurs, des commerçants n’hésitent pas à réserver l’espace se trouvant en face de leurs magasins pour garer leur véhicule. Des cageots sont érigés pour éviter que des «intrus» puissent parquer devant leurs échoppes. Les responsables ont fort à faire pour faire régner l’ordre dans la ville et trouver des solutions pour ce faire. À commencer par l’interdiction d’étalage sur les abords des routes. Ils sont aussi appelés à mettre à exécution un nouveau plan de circulation et cela ne saura être réel sans la présence d’agents de la circulation.
Bachir Djaider
