La défaite pour le moins sévère (1-0) concédée par les camarades de Djabaret, avant-hier, dans le temps additionnel (90’+4), contre l’USMBel Abbes, plonge désormais la JSM Béjaïa dans une situation autrement plus inquiétante. Partis au stade du 24 février de Bel Abbes avec cette forte envie de rééditer le récent scénario de Chlef, les hommes de Lamine Kebir, qui ont fait jeu égal avec les Bel Abbéssiens, ont, du coup, raté une occasion historique de marquer encore les esprits, quand l’attaquant Bensaha s’est présenté alors seul face au keeper Toual. C’était, d’ailleurs, le tournant du match, puisque les locaux ont réussi à planter une banderille assassine dans le temps additionnel par l’entremise de Mekhout, consécutivement à une faute de main du défenseur Béjaoui, Sofiane Mebarki. Suite à quoi, les visiteurs qui réclamaient auparavant un pénalty auprès du directeur du jeu, ont alors protesté énergiquement et crié au scandale. Visiblement perturbés par la tournure prise par les événements alors que la victoire était à portée de pied de Sami Frioui et consort, le coach Béjaoui, Lamine Kebir ainsi que le président du CSAJSMB, Zahir Guellati, sont alors restés sans voix en déclarant, aux journalistes présents à la conférence d’après-match d’aller, plutôt demander à l’arbitre Bahloul de commenter le résultat de la rencontre. Une façon comme une autre de l’accuser d’avoir aggraver les maux de leur équipe. En tout cas, même si l’arbitre central aurait fait des siennes lors de cette empoignade à grands enjeux pour les deux formations aux destins diamétralement opposés, il n’en demeure pas moins que les attaquants de la JSMB sont également à blâmer pour leur manque de réalisme, face à une défense locale mal inspirée ce jour-là. Le mal étant fait et les Béjaouis qui comptent toujours un petit point d’avance sur le troisième relégable, qu’est l’ASK, avec 33 unités, doivent désormais mettre ce revers de côté et se mobiliser pour le prochain rendez-vous à domicile contre le CAB, où il s’agira pour Nait Yahia et consorts de vaincre ou de mourir, car l’avenir de la JSMB en dépendra totalement cette fois.
B. Ouari.
