L’actualisation du calendrier national de vaccination obligatoire contre les maladies transmissibles étrenne sa 2e phase d’application. À l’instar des autres régions du pays, Sidi Aïch est au rendez-vous. «Toutes les PMI (protection maternelle et infantile-ndlr) ont été dotées de kits de vaccins pour assurer le lancement de l’opération, laquelle est effective à compter du dimanche 24 avril 2016», nous informe le directeur de l’établissement public de santé de proximité (EPSP) de Sidi Aïch, assurant avoir mené une campagne préalable d’information et de sensibilisation afin de garantir le succès de ce nouveau programme. Ce nouveau calendrier vaccinal est accompagné d’un un nouveau carnet de vaccination, lequel est remis aux parents d’enfants nés à partir du 24 avril, les seuls à être concernés par le changement introduit, indique-t-on. «Ce nouveau programme de vaccination comporte, en plus de l’ancien, 4 nouveaux vaccins. Ils sont repartis sur une période bien définie, du jour de la naissance du nouveau-né à l’adolescence», affirme un médecin de santé publique, officiant dans un centre de santé de la région. Ainsi, en sus de l’antipoliomyélitique injectable (VPI), déjà introduit en décembre 2015 conformément aux recommandations de l’OMS, l’actualisation du programme comporte le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), le vaccin pentavalent combiné (DTC-HIB-HVB) et le vaccin antipneumococcique. «Cette actualisation a été adoptée après que les experts de la vaccination ont établi l’état des lieux et en fonction de l’évolution du calendrier vaccinal, les recommandations de l’OMS et les implications des nouveaux vaccins», déclare le médecin. C’est aussi, explique-t-il, une condition fondamentale pour atteindre un des objectifs du Millénaire fixés par l’OMS, dont la réduction de la mortalité infantile par la vaccination et la lutte contre les maladies transmissibles, l’intégration du vaccin antipoliomyélitique injectable, l’association du vaccin de la rubéole à celui contre la rougeole et le vaccin antipneumococcique. Un responsable local de la santé souligne que les autorités sanitaires ont adopté le principe directeur considérant que cette actualisation ne devrait pas être parcellaire mais globale. Une actualisation qui devrait envisager toutes les opportunités permettant d’optimiser le programme élargi de vaccination, telles que la simplification par le recours à des vaccins combinés et l’adjonction de prises supplémentaires qui devraient tenir compte de la situation épidémiologique et de ses tendances, des recommandations de l’OMS et des avancées technologiques. Est-il nécessaire de rappeler que l’introduction des rappels vaccinaux contre la rougeole, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite a été faite en 1997, du vaccin contre l’hépatite virale B en 2000 et du vaccin contre l’hemophilus influenzae B en 2007.
N. Maouche
