Il a été remarqué en cette dernière période de printemps un engouement sans précédent des villageois pour la plantation des arbres exotiques. «Il est vrai que ces dernières années, les citoyens avaient eu une préférence pour l’acquisition des orangers, mandariniers et des citronniers, pour les agrumes, en général, vendus à 1500 dinars l’unité pour les plants ayant déjà des fruits et 750 dinars pour les jeunes plants. Mais, cette année, leurs demandes ont été pour, notamment, les avocatiers, les goyaves, les pistaches, les kiwis, les bananiers et autres malgré que pour certains arbres leurs prix atteignent 3000 dinars l’unité», nous confie ce marchand qui a pignon sur rue à Tizi-Gheniff. Pour de nombreux citoyens rencontrés à travers les villages de la daïra de Tizi-Gheniff, cet enthousiasme est ressenti surtout par les nouvelles générations qui sont plus disposées à de nouvelles découvertes ou à tenter de nouvelles expériences. «Il est vrai que nos aïeux n’ont pas la chance que nous avons actuellement avec notre savoir et toutes les informations que nous arrivons à obtenir grâce aux manuels et surtout à internet, sans compter les différents centres de formation professionnelles spécialisés en agriculture. Donc, il ne faut pas s’arrêter uniquement à la culture de l’olivier et du figuier qui, d’ailleurs, a été abandonnée à un certain temps, d’autant plus que notre microclimat ainsi que d’autres facteurs sont favorables à d’autres cultures, comme de certains arbres fruitiers exotiques que bon nombre de citoyens ont essayé avec un grand succès», nous confient nos interlocuteurs, tout en ajoutant que c’est surtout grâce à la disponibilité de l’eau et à la volonté de la famille, que cela est possible. «Généralement, il s’agit d’un ou de deux arbres, pas plus, qu’on plante à proximité de l’habitation, ce qui fait que toute la famille s’implique dans son entretien, surtout en l’irrigant constamment avec de l’eau qu’on utilise parcimonieusement d’autant plus qu’elle est récupérée après son utilisation. Donc, le gaspillage de l’eau est honni et devient bénéfique pour ces arbres», nous révèle ce jeune de M’Kira qui couve son avocatier.
Essaid Mouas
