La Dépêche de Kabylie

Chellata Couverture sanitaire – Des améliorations et des attentes

La couverture sanitaire dans la commune de Chellata a réalisé un bond qualitatif tangible. L’amélioration des prestations de soins de base est unanimement partagée. Celle-ci est rendue possible, signale-t-on, par la consolidation des moyens techniques et des équipements médicaux, ainsi que le renforcement du staff médical par l’apport de nouvelles recrues. Ces améliorations ont été relevées au niveau de la polyclinique, sise au chef-lieu communal. Pour en avoir recueilli les bienfaits, un usager de la santé de la région témoigne : «à chacun de mes passages dans cette structure, j’ai eu à constater de meilleures conditions d’accueil et la réduction du temps d’attente, particulièrement pour les consultations médicales». «Deux médecins y officient en permanence», nous confie le maire de Chellata, qui nous fait part de l’ouverture, il y a quelques mois, d’un nouveau service, en l’occurrence un laboratoire d’analyses. À se fier à certains témoignages, même les ruptures itératives de vaccin qui ont émaillé par le passé le service de protection maternelle et infantile (PMI), ne sont plus qu’un vieux souvenir. «À ma connaissance, personne n’a eu à se plaindre d’une quelconque pénurie. Même l’actualisation du calendrier vaccinal par l’introduction de nouveaux vaccins, s’est faite en temps opportun», souligne un père de famille du village M’liha. Le seul point noir, déplore-t-on, demeure le point d’urgence, dont on caresse l’espoir de voir un jour ouvrir ses portes. revendication du reste, portée à bout de bras par les responsables de l’APC et la population. «Les évacuations des malades vers l’hôpital d’Akbou sont problématiques, pour ne pas dire périlleux. La situation est encore plus compliquée pour les malades issus des villages éloignés, à l’image d’Alma, Ath Anane ou encore Ath Hiani», déclare un habitant du village Chellata. Autre revendication récurrente : l’affectation d’un médecin pour prendre en charge les unités de soins des villages Chellata, Felden et Ath Mekedem. «Un médecin itinérant pour assurer des consultations, au moins une fois par semaine, au profit de la population de ces villages, serait d’un grand secours», plaide l’édile communal. «Il faut songer aux malades impotents et qui n’ont aucun moyen de transport pour rallier la polyclinique du chef-lieu», préconise un vieillard du village Felden.

N. Maouche

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