Les laiteries de Bouira et de Boumerdès à la rescousse

Partager

Depuis plus d'une semaine, le lait pasteurisé de la laiterie de Draâ El-Mizan n'arrive plus dans toute la région.Et pour cause, la chaudière de cette unité de production de produits laitiers est en panne (lire l'article "la crise de lait va persister" de notre édition d'avant-hier).

Eu égard à sa situation géographique, limitrophe des wilayas de Bouira et de Boumerdès, Draâ El-Mizan est desservie par des livreurs des laiteries de ces deux wilayas. Mais, avec une quantité toute de même inférieure à la consommation journalière de la population estimée à plus de vingt mille habitants pour seulement la ville sans compter les commerçants des villages qui viennent prendre leur part. «J’attends depuis sept heures du matin. D’habitude, le livreur arrive à dix heures, il est onze heures, il n’est pas encore là», nous dira ce consommateur accosté devant un magasin d’alimentation générale sis à la cité des 64 logements. Au fur et à mesure, la file grossissait. Pour le commerçant, ce n’est pas facile de satisfaire tous les clients. «Je fais en sorte à ce que je ne serve que deux sachets par client. Mais, je vous dirais que ce n’est pas chose aisée. Il y a toujours des contestataires», nous répondra le commerçant sur les bouts des nerfs lorsque le camion se gara devant son magasin. Parce que, disons-le, la foule commence se bousculer. Il fallait que le commerçant fasse appel à un citoyen pour organiser la file. «Je perds beaucoup. Certains partent même sans me régler. Et quand j’ai quelques sachets déchirés, c’est une perte», ajoutera le commerçant. Devant un autre magasin, le propriétaire refuse carrément de distribuer son quota. «Il n’y en a pas assez. Cette centaine de sachets revient de droit à mes clients habituels. Je ne peux les servir pour des personnes de passage qui ne viennent que pour ce produit», nous expliquera-t-il. Comme au bon vieux temps, il fallait recourir à une  » interventionne », comme disait le billettiste du journal El Moudjahid feu Boussad Abdiche, pour obtenir un sachet de lait sous le manteau. Il faut souligner que le prix de la boîte de lait en poudre est excessif quand on sait que la dernière est fixée à 300 dinars pour seulement quatre litres de lait. Tout compte fait, le litre reviendra à près de 80 dinars. À quelques semaines du mois de Ramadhan, tout le monde craint que ce produit ne soit pas disponible en dépit des promesses du directeur du commerce de la wilaya qui avait déclaré à notre consœur que la situation allait s’améliorer à partir du dix du mois. Ajoutons, enfin, que dans certains villages de la commune, le sachet est cédé entre 30 et 35 dinars.

Amar Ouramdane

Partager