Le bureau de poste livré aux intempéries

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Il suffit de quelques gouttes de pluie pour que la flotte envahisse le bureau de poste de la commune de Timizart, dans la daïra de Souk El Hed. Cette situation dégradante et humiliante à la fois pour les fonctionnaires dudit bureau mais aussi de ses centaines d’usagers, dure depuis le début de l’hiver. La cause, c’est l’étanchéité défectueuse de la dalle de la bâtisse. Et plus le temps passe plus les fissures par qui l’eau trouve accès à l’intérieur du bureau grandissent de plus en plus, menaçant même le faux plafond de céder à tout moment et de tomber sur la tête des utilisateurs de ce bureau de poste, avec ce que cela suppose comme danger pour tout le monde. Parfois, les fonctionnaires de ce bureau de poste sont obligés de déplacer leur bureau au fond de la salle pour protéger la paperasse mais aussi le matériel informatique des gouttes d’eau qui tombent du plafond. Situation on ne peut plus pénible à la fois pour eux et pour les clients, et qui cause une perte de temps terrible à cause des incessants déplacements que sont obligés de faire les employés depuis leurs bureaux et les guichets pour satisfaire les usagers. Les dernières pluies enregistrées cette semaine ont mis en évidence la dégradation de plus en plus béante du plafond et l’envahissement de plus en plus abondant de la flotte à tel point qu’il fallait placer un petit bassin pour recueillir l’eau d’infiltration à partir du plafond. Image ridicule et frustrante à la fois qui frise le surréalisme. Cela se passe à Timizart en 2016 ! Cette situation, insupportable et dégradante ne cesse de délier les langues et fera dire à certains : «faut-il encore faire du bruit pour que les responsables d’Algérie Poste daignent entamer les réparations nécessaires de ce bureau de poste qui sert une commune forte de ses 35 000 habitants ? Comme si la commune de Timizart ne manquait pas de problèmes ! Vivement qu’on nous évite une autre fermeture du bureau de poste, celle de l’APC est à elle seule suffisante», s’est exclamé devant nous un usager éberlué par la situation dégradante de ce bureau de poste.

A.S. Amazigh

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