Chaque jeudi, le marché à bestiaux, qui se tient au marché hebdomadaire de la ville de Tazmalt s'anime avec effervescence.
Les bêtes d’élevage (bovins, ovins et caprins) sont parquées dans un vaste compartiment, où le brouhaha et les effluves, bien connues aux cheptels, s’élèvent des lieux. Nous sommes encore loin de l’Aïd El-Adha, mais l’ambiance dans ce marché nous replonge dans l’atmosphère précédant de quelques jours cette fête sacrificielle.
Certes, les prix du bétail ont baissé un tantinet comparativement à la veille de l’Aïd El-Adha, mais, tout compte fait, ils demeurent toujours chers. Les vendeurs dans ces lieux ont institué à s’y méprendre, une petite bourse où les bêtes sont « cotées ». Ces dernières années, ce marché a connu un emballement tangible dû à l’intérêt grandissant que porte la population à l’élevage des ruminants.
Beaucoup de citoyens se sont reconvertis en éleveurs, surtout d’ovins et de bovins. Bon nombre d’entre eux en font carrément une activité à part entière, et ce, eu égard aux énormes profits que cette filière leur procure. Par ailleurs, dans le compartiment d’aliment pour bétail, jouxtant ce marché à bestiaux, des dizaines de vendeurs de bottes de foin parquaient, en cette matinée de jeudi dernier, leurs camions bourrés de fourrage sec.
De part et d’autre, il y a des points aménagés, où les marchands ambulants de ce produit agricole, à la limite, « racolent » les clients qui ont investi de bonheur les lieux dans l’espoir de dénicher du foin moins cher. Les lieux ressemblaient à une ruche. Les négociations et les transactions allaient bon train entre vendeurs et clients.
Toutefois, il semblait que les marchands avaient du mal à écouler leur foin, en tout cas, pas comme durant la précédente période de sécheresse, laquelle a vu le déferlement des éleveurs sur ce marché dans l’espoir de dénicher du fourrage pour leurs bêtes devenu, alors, rare et cher. Néanmoins, cette fois-ci, les pluies qui se sont abattues le long de ces derniers mois ont copieusement arrosé les pâturages, où les fourrages, sauvages et semés, ont poussé avec abondance.
Et cela a joué en défaveur des vendeurs du foin. Cette abondance des pâturages a eu comme corollaire la baisse des prix des fourrages, ce qui a fait le bonheur des éleveurs de la région. Lors de notre entretien avec certains marchands, nous avons appris qu’il y avait deux qualités de fourrage qui étaient mis en vente. La botte de foin de premier choix a connu une baisse de ses prix, en passant de 900 à 700 DA la botte. Quand au deuxième choix, ses tarifs ont, également, diminué en passant de 650 à 450 DA la botte.
Syphax Y.
