Bien qu’elle ait traversé la ville d’Aïn El Hammam pour aller alimenter, à l’est, les communes d’Ath Bouyoucef et d’Iferhounène, la fibre optique, cette nouvelle technologie dont on dit tant de bien, n’a atteint qu’une faible proportion des foyers de la commune de l’ex-Michelet.
Malgré l’arrivée de cette nouvelle technique de transmission de l’information, le nombre de foyers raccordés au téléphone fixe et à l’Internet par fil, n’a pas varié. Ce sont toujours les habitants de la ville et de ses alentours qui en bénéficient avec, cependant, une meilleure réception.
Les villageois qui attendent le téléphone fixe, depuis des décennies, doivent encore patienter, le temps que les services concernés changent le câble traditionnel des foyers qui sont déjà dotés du «filaire», par la fibre optique. Ce que les villageois n’arrivent pas à comprendre : «On modernise ceux qui bénéficient déjà de l’ADSL et on nous laisse en rade comme d’habitude.
Pourquoi ne commencent-ils pas par nous», déclare un habitant des villages «oubliés» de «la grappe Menguellet», au sud de la ville d’Aïn El-Hammam où se concentre la majeure partie de la population de la commune. En ce moment, la ville est reliée à la fibre optique dans sa majorité. Un poste vient d’être construit au niveau de la cité «Akkar» qui sera certainement raccordée en même temps que le village d’Ouaghzen, Taourirt Menguellet et l’hôpital, des agglomérations déjà pourvues de téléphone et de l’ADSL. En tous cas, Algérie Poste continuera à tourner en rond avec le même nombre d’abonnés si ses responsables n’envisagent pas d’extension vers ceux qui se contentent de la 4 G, peu efficace et non disponible, en ce moment.
Notons que nous sommes confrontés, quotidiennement, au même problème de communication lorsque nous devons chercher à informer nos lecteurs. Au niveau du «central» d’Aïn El Hammam, les responsables concernés par la mise en service du réseau nous renvoient vers «la cellule d’information, seule habilitée à répondre» à nos questions. Il nous sera difficile de faire notre travail si nous devons nous déplacer jusqu’à Tizi-Ouzou pour juste avoir le nombre d’abonnés ou des informations concernant l’éventuelle extension du réseau. Pourtant, le wali de Tizi-Ouzou avait enjoint aux organismes étatiques de faire un effort de transparence «lorsqu’on a rien à cacher».
A.O.T.
