La vice-présidente du FCE, Nacéra Haddad, a souhaité hier à Alger, que le nouveau programme économique, qui sera présenté par le gouvernement lors de la prochaine tripartie, soit basé sur les énormes potentialités que recèle l’Algérie. «On espère que ce nouveau modèle économique puisse baser essentiellement sur les gisements d’amélioration et les potentialités énormes que recèle l’Algérie en ressources naturelles et en intelligence», a affirmé la vice-présidente du forum des chefs d’entreprises, lors de son intervention sur les ondes de la chaîne 3 de la radio nationale. Questionnée sur les propositions que compte présenter le FCE lors de ce rendez-vous, Mme Haddad dira que «l’essentiel est de mettre l’intelligence aux postes de commande et de se mettre au travail à tous les niveaux». Elle a également souligné la nécessité d’encourager les compétences et d’activer les mécanismes de suivi et d’évaluation des actions projetées. Concernant la crise économique que traverse actuellement le pays, Mme Haddad la perçoit sous un aspect positif. «C’est une opportunité formidable pour changer de paradigme et se projeter vers le futur, en optimisant et en rationalisant les moyens à mettre en œuvre dans cette perspective», a-t-elle estimé avant d’ajouter : «Il faut transformer la crise économique en une chance pour créer la croissance». Et pour ce faire, la même responsable a mis en exergue la nécessité d’insérer les jeunes et les femmes dans le monde de travail, tout en encourageant la formation. «Nous pouvons gagner quatre à cinq points de croissance, en améliorant l’insertion des jeunes et des femmes et en assurant l’adéquation emplois-formation», a-t-elle suggéré. À cela, il faut rajouter, a-t-elle soutenu, l’encouragement du développement local. Dans ce sillage, Mme Haddad a souligné l’importance de revisiter la gouvernance des dispositifs d’insertion des jeunes, «afin de les adapter, au plus près, aux potentialités locales et régionales et à réactualiser les nomenclatures d’activités et en cibler et à adapter les formations». L’invitée de la radio a appelé dans ce sens, à transformer les politiques «d’assistanat» des jeunes en actions de promotion et d’intégration.
Samira Saïdj
